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 (Arène) - Chapitre 1 - Fake Plastic Trees

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Ossip
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MessageSujet: (Arène) - Chapitre 1 - Fake Plastic Trees   Dim 16 Juil - 16:33

1.
                               Fake Plastic Trees

Larseen


     Ce qu’ils appellent « le jour », n’est plus. Ce n’est qu’une appellation archaïque, destiné a définir cette fraction du temps qui, finalement, ne diffère en rien de la nuit. Sinon son amas brun grisâtre de nuages aigres planant comme le miroir d’une époque passée. A travers l’onde de choc électromagnétique qui les parcoure, je crois voir les tirs, les bombes, les pleurs… ces réminiscences d’un temps que je n’ai pas même pas connu. Pourtant mes yeux semblent se battre avec les soldats… et pleurer avec les enfants.
     Dans cette ville aérienne, pourtant encore si lointaine des nuages, la lumière des néons remplace le soleil, la lumière est comme une dictature discrète qui donne toute son âme a la ville : elle guide nos pas et nous met dans un sentiment de sécurité… mais une multitude d’ondes pénètrent notre cerveau. Des bui-bui rayonnant jusqu'à trois heures du matin, aux grands bâtiments empli d’appartements ou de bureau allumés en dilettantes, des simples supérettes scintillante aux grands magasins soupirant de brillance, d’une simple affiche numérique a un écran géant montrant combien le dernier robot de Sturing IA Corp est serviable pour mettre votre table ou bien écouter les problèmes de votre petite vie… Luciole ou gigantesque faisceaux lumineux… j’ai le sentiment qu’absolument tout est là pour m’endormir.
     Il pleut maintenant. M’arrêtant en plein milieux du trottoir, laissant inexorablement les grosses gouttes ruisseler sur ma peau, je contemple au loin la tour du Congrès. La tour la plus haute. La plus parfaite. La plus imposante de lumière. Protégé par une immense fortification hexagonale entrecoupée de barreaux verticaux, la tour est presque éblouissante. C’est la tour du Biologiste. C’est la tour d’Huxley.
     J’entre à présent dans mon petit bar japonais habituel. Il y’a du monde aujourd’hui. Après avoir saluer John, le barman, je vois qu’un gros moustachu complètement saoul me regarde avec colère :
- Alors, je te mets quoi l’ami cette fois-ci.
- Des nouilles sautés et un cocktail au saké s’il te plait.
- Ça marche.
Sirotant mon saké et attendant mes nouilles je sent le regard toujours plus agressif de l’homme ivre dans mon dos. Ça va mal tourner. Soudain, posant son verre de whiskey bon marché puant sur le zinc, il m’interpelle :
- Alors l’ami, t’apprécie ton saké ?
Je ne réponds pas. Bon sang, je tremble ça va mal tourner.
- Bah alors tu réponds pas ? Je suis pas assez évolué pour toi ? On n’est pas sorti d’un utérus alors on pète plus haut que son cul ?
Il faut que je me calme ! Je serre le poing, ça va mal tourner… tout le monde regarde à présent. Le silence est si pesant.
- Ça fait quoi de pas pouvoir être malade hein ?
- Je peux être malade
- Oui… maladies psychiques et tout le bordel… mais les cancers, les sidas, les tumeurs… ça t’a rien à craindre hein ?
- Écoutez…
- Non c’est toi qui va écouter putain ! Ma fille est morte d’un cancer généralisé… c’est pas juste t’entends ! C’est pas juste !
- Monsieur vous êtes ivre.
- Ta gueule putain. Moi j’ai une mère, un père. Toi ta mère c’est un putain de piano. Tes « parents » n’ont fait qu’un embryon a la con !
- J’ai une mère.
Ce n’est plus de la peur à présent. C’est une rage gelé. Il faut que je me contrôle, je comprends cet homme.
- Ah ouais ? Elle aime créer des monstres ?
Le bruit du verre à retentit. Les clients sont stupéfaits. John est revenu avec les nouilles. Le sang vacille entre les carreaux rouges et les carreaux blancs du sol. Je n’ai pu m’en empêcher, je lui ai brisé mon verre sur la tête. En me retournant d’un geste implacable.
- Je… je vais les emporter si ça ne te dérange pas.
- Tu fais vraiment chier Lars…
J’ai payé. Je suis reparti, tremblant dans ton mon corps. Comme un frisson glissé sous la terre. Un frisson glissé par l’explosion d’une bombe thermonucléaire… là-bas… au loin.
Réminiscence du passé.
     Encore une fois, je crois que je ne vais pas dormir. J’ai encore envie. C’est pas possible, il faut que je me contrôle. Non je suis trop faible… je tremble tellement. Pour un ex sniper de la police c’est un comble. J’ai encore envie. Il est à présent deux heures du matin et j’ai envie d’aller voir une fille. Là où je vais tout le temps, « La Maison de Poupée »… c’est un endroit sinistre et glauque qui me procure pourtant malgré moi tant de sensations. Je vais encore m’en vouloir. Peut-être qu’il à raison… je ne suis peut-être pas si humain… avoir envie de faire l’amour avec un robot une nuit sur deux et de manière maladive. Je me hais… je me hais.
     Sur la route vers le quartier Est, les regards sont malveillants ou emplis de détresse. Les hommes sont ivres et en colère. Les femmes sont maigres et épuisés, comme si elles portaient le silence et l’écho latent de leurs appels à l’aide sur leurs épaules. Les enfants sont sales, tristes et n’ont même plus la force de poser des questions tant leurs taudis noirs toujours plus chers et vides les étouffent. Les jeunes adolescents semblent animés par une colère plus grande encore que celles des hommes, ils sont tiraillés par une rage constante… une rage qui pousse ce jeune homme à sortir a deux heure et demie du matin pour frapper le mur… pour apaiser son mal-être, il frappe sur Huxley, il frappe sur la cité-état, il frappe sur la police, il frappe sur le Congrès… et sur son cœur. Le Congrès… ils délaissent totalement ce quartier et le taxe toujours plus tout en leur envoyant des vivres pour les maintenir en respect… envoyant les policiers de la Force de Sécurité Radicale frapper les colériques dans les ruelles ou les soudoyer. C’est aussi pour ça, finalement, que j’ai démissionné de la F.S.R. Une bande de pourris criminels pour la plupart… héros désabusés et déchus pour le reste. C’est la dernière zone de guerre de ce monde.
     Ayant fini mes nouilles, je jette l’assiette dans la poubelle a côté d’une quincaillerie fermé. « La Maison de Poupée » est dans la ruelle a droite de moi, en dessous du « Pont Manhatan ». Il y a une porte en fer a droite. Je frappe, le videur ouvre et me reconnaît. J’entre. Cet abruti de proxénète Larry me voit, tout heureux… il pense déjà aux crédits que je vais lui transférer sur son compte.
- Ah… Larseen, Larseen… Larseen. Ça faisait longtemps.
- Ça fait deux jours.
Tiraillé entre mon envie de sexe et mon envie de lui mettre un pain, je lui parle froidement et évite son regard… je n’aime pas vraiment parler aux gens et encore moins aux macs dans son genre.
- Le temps passe si lentement. Alors qu’est-ce qui te ferait plaisir ? Blonde, brune ?... indienne peut-être pour une petite folie !
- Tu sais très bien ce que je veux.
- Je ne comprends pas cette lubie pour les japonaises. Un vrai pervers ce Lars.
À bout, je me tourne maintenant vers lui pour le plaquer contre le mur rose sale qui précède le salon de strip-tease.
- Rappelle moi encore une fois Lars et je me débrouille pour que tous les putains de robots du club viennent t’arracher les couilles… c’est clair ?
- … Ouais… parfaitement clair.
Quel pauvre mec… il a eu la trouille de sa vie. Je hais ce mec presque autant que moi-même, un escroc qui torture des robots programmés pour ressentir des sensations… qui les modifies, les charcute, les frappent pour le plaisir pendant des heures dans les toilettes.
- Bon… ta fille arrive à la chambre 101. Tu as ta clé ?
- Évidemment que j’ai ma clé
Le comble de l’affreux vice de mon être et du système moderne de la prostitution. Une clé USB… simple clé USB a insérer dans le port implanté dans la nuque du robot. Cette clé USB… c’est une clé qui contient le profil pornographique du client… j’ai la mienne. L’ordinateur analyse les données et adapte son attitude selon les préférences du client… oh bon sang je me dégoûte d’agréer à ça… je me hais.


     Quatre heures du matin. Enfin rentré dans mon appartement du charmant quartier Nord-Est, le second quartier économique de la ville avec le luxueux quartier Nord, encore plus immense et écrasant de bâtiments bureaucratiques. Les lumières sont éteintes… j’ai déjà cassé mon miroir… mais il me reste une bouteille à moitié du pleine de rhum ambré Diplomatico… dans une heure… elle sera finie et je dormirai encore une heure avant d’aller somnoler au travail. Ce travail tranquille de vigile… c’est ce qu’il faut pour me faire patienter avant de faire partie de quelque chose de plus grand, je le sens. Mon ambition a toujours été de me battre pour ma race qui me dégoûte pourtant de plus en plus. Après eux, après moi, après tout…j’y crois encore, les humains, le progrès.
    Le rhum descend comme un fleuve toxique dans le champ de bataille de ma gorge : où tous les soldats de ma soif se jettent sans réfléchir sur le liquide. L’amertume vanillée moleste mon palet. Ce n’est pas assez. Il me faut un autre verre…
     La bouteille est finie, mon cœur bat déjà plus lentement.


     Six heures du matin. J’enfile mon uniforme de vigile chemise blanche, pantalon noir, lunettes cybernétique connecté au réseau de la police. Même ce costume est d’un ennui qui me donne des reflux gastriques… c’est parti pour protéger un magasin de robots ménagers Vazline.Corp.
     Dans ce grand magasin blanc comme la mort, tout est en plastique. Tout est faux. Tout n’est harmonie factice. Une perfection physique et virtuelle. Un cauchemar humain. Mais le nombre premier d’un bijoux d’ordre mathématique. Ici, dans les rayons verticaux de plus de 20 mètre parfaitement alignés les uns devant les autres, est entreposé le nec plus ultra de l’industrie robotique. Le premier rayon renferme les premiers robots ménagers, créés au début du siècle dernier pendant les neufs années prospères, les neufs seules années de notre histoire qui n’a pas recensé le moindre conflit avant la création de la cité-état. De simples petits aspirateurs automatiques, télés écoutant les ordres d’une voix, systèmes de sécurités, miroir-ordinateurs. Vingt-deux-ans après la création de ces robots, un nouveau débat éclata, celui de l’Intelligence Artificielle. Après des semaines de polémiques, les états du monde entier participèrent au projet de créer les premiers robots humanoïdes intelligent, d’abord créer pour la guerre, ensuite pour les tâches ménagères. Furent ensuite créé les « Oracles », ordinateurs connectés a tout le réseau électrique d’une maison, d’une voiture, d’un avion, d’un tank…etc possédant une voix de femme. L’Oracle fait des recherches internet sur demande, enclenche la sécurité, allume la télé, ouvre les portes et après plusieurs années de modifications purent même donner des conseils d’utilisation aux détenteurs de l’Oracle. Aujourd’hui presque toutes les maisons et véhicules terrestres en sont équipés. Au milieu du siècle, après les millions d’argents gagnés grâce à l’industrie robotique… les scientifiques et informaticiens allèrent plus loin encore. Les IA de premières générations étaient tous de même apparences : tout en acier, gros tronc, bras maigres, voix sans émotions. Les IA de seconde génération furent imaginés avec tissu organiques, muscles et métabolisme artificiels, yeux cybernétiques. Le mathématicien Harlan Sturing créa son fameux test qui consiste a confronter un humain à l’aveugle a un ordinateur et un autre humain dans une conversation : si l’humain n’arrive pas a dissocier l’homme de l’ordinateur, ce dernier a réussi le test… les IA de seconde générations ont si bien réussis le test que certains cobayes prirent l’humain pour la machine. L’humanité prit peur face à ces entités qui font pourtant parties aujourd’hui de notre quotidien. Cette peur collective entraina la dernière guerre de l’humanité… la plus longue. Le reste… on ne nous l’apprends pas à l’école… on ne l’apprends nulle part.

Réminiscences du passé.

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MessageSujet: Re: (Arène) - Chapitre 1 - Fake Plastic Trees   Dim 16 Juil - 17:34

Ca colle plutôt bien au theme de l'arène, l'univers est interessant et je pense relativement bien retranscrit du coté de Adam Jen... Pardon, Lars. J'imagine que pour les détails coté "jeunes nés artificiellement", si je me souviens bien de appellation dans l'arène, ça viendra dans un autre chapitre ?
L'idée de clé USB pour les prostituée, c'est pas mal trouvé aussi.


Cependant, les mauvais coté (que je peux remarquer à mon niveau en tout cas) sont les répétitions, y en a plusieurs dans tout le texte.
Et j'ai l'impression que ça va un peu vite aussi, on sent pas trop le "malaise" de Lars par moment. Pour le resto par exemple, il écrase son vert sur le gros moustachu mais c'est allé un peu vite, il l'a insulté, on ne sait qu'il est à bout parce que tu as dit qu'il l'était ("je tremble, ça va mal tourner"), à partir de là, on sait déjà comment ça va finir, c'est dommage je trouve.
De plus, ce que tu dis avant, c'est qu'il est lassé par sa vie ("tout est fait pour m'endormir" ou quelque chose comme ça), ça ne sous entend pas qu'il est en proie à des excès de violence/colère. Du coup, selon moi, cette dispute sortait un peu de nulle part et / ou s'est conclue trop vite.


Edit: j'ai oublié, pourquoi avoir choisi un titre en anglais au fait ? Simple curiosité
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Ossip
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MessageSujet: Re: (Arène) - Chapitre 1 - Fake Plastic Trees   Dim 16 Juil - 17:44

Les répétitions sont des figures de styles. Ça fait partie de ma façon d'écrire, c'est une pure affaire de goût généralement les gens aiment ou n'aiment pas. De plus je dois avouer que la scène du resto va un peu vite, ce sont de plutôt bonne remarques mais c'est une scène d'exposition, elle est faite pour montrer le caractère et la "classitude" que j'ai tenté de donner au personnage (moi plagier adam jensen ? Non pas du tout, c'est pas vrai, j'ai un alibi). Et j'entends pas "endormir" la manipulation, la seringue de sédatif qu'on inocule au peuple, Larseen n'est pas lassé par la vie, il est en colère, il attends quelque chose de grand, il le dit lui même, il ne peut plus être tranquille. Pour parler un peu de son background il a eu une période d'un ou deux ans ou il était lassé de la vie, mais là où le texte prends place il est en train de ressurgir.

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MessageSujet: Re: (Arène) - Chapitre 1 - Fake Plastic Trees   Dim 16 Juil - 18:02

C'est vraiment pas mal du tout ! L'univers et plutôt respecté, tout en gardant ton style un peu "glauques" dirais-je, m'enfin je me comprends. Finalement ça correspond à l'univers nan ?
Puis, il y a aussi des défauts en effet, comme l'a déjà souligné Ara.
Je rajouterais, quelques formulations un peu bancales et des erreurs de type "je n’ai pas même pas connu"
Bon voilà, je pourrai te conseiller de relire, sinon un bravi bravo.

Bonne continuation ! :D
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