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 De Fer - Partie IV

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Moriarty
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MessageSujet: De Fer - Partie IV   Dim 5 Fév - 12:30

Avant-dernier chapitre de De Fer! L'histoire avance, mais devient aussi assez complexe à écrire. J'ai hâte de me lancer sur la 5e partie, qui, je l'espère, va conclure tout ça comme il faut. Techniquement, cette partie a surtout une fonction transitionnelle, mais j'espère avoir réussi à la rendre intéressante tout de même.


Chapitre IV :

Comme il s’y attendait, il ne parvint pas à dormir cette nuit-là. Malgré un bandage sommaire, son bras engourdi faisait régulièrement remonter à lui des pics de douleur, rythmant sa ronde frénétique sur le plancher de sa chambre. Il craignait d’avoir cette fois-ci besoin de points de suture, maudissant tour à tour Cromwell, Christine et lui-même. Fiévreux, sa tête menaçait tantôt d’exploser, tantôt de se recroqueviller totalement sur elle-même, abandonnant son corps à sa marche inutile. C’était tout à fait comme si son cerveau menacé haletait, une bête aux abois traquée par Cromwell. Mais lui ne fuirait pas, il était prêt à regarder au fond du gouffre sans ciller, trop familier de son propre abîme pour seulement craindre celui-ci. Il s’était résigné à abandonner son humanité, à lâcher entièrement prise sur le cours de son existence. Ou plutôt à en reprendre enfin le contrôle, si d’aventure l’aberration de Cromwell réussissait. Il laissa échapper un rire nerveux. Quelles chances avait-il ? Comment pourrait-il survivre à la folie d’un neurologue médiocre, désespéré et fou de chagrin ? L’image d’Eve s’imposa à nouveau à lui. Elle était convaincue par la cause du docteur, mais également loin d’être stupide. Le rôle qu’elle tenait était peut-être encore plus absurde que le sien, et elle devait le savoir.

Le fil de ses pensées, tourbillonnant de fatigue, se changea en un tourbillon d’images et de souvenirs successifs. En d’autres circonstances, Eve aurait pu être une amie. Les visages de ses camarades de lycée s’imposèrent à lui, évitant soigneusement celui de Christine. « Des cendres », murmura-t-il les dents serrées. Il voyait chacun de ses souvenirs s’effriter, les faciès déliquescents l’abandonnant un à un. Il savait, au fond de lui, qu’il ne s’agissait que d’un miroir. Ils avaient toujours été meilleurs que lui, et c’était sa propre fin qu’il lisait sur leurs sourires jaunis, dansant dans sa mémoire. C’était lui qui pourrissait de l’intérieur, de son plein gré ; espérant seulement réussir à dissoudre la source de son mal en même temps que les miettes de sa vie, qu’il laissait consciencieusement sombrer. Elles emportaient dans leur sillage tous ceux sur qui il avait projeté ses échecs. Le son des sanglots de Christine lui revint en mémoire, prit le pas sur tous ses autres sens. Mais la perspective de l’abysse le réduit au silence, enveloppant tout entier son corps comateux dans ses ténèbres éblouissantes.

Il était presque serein quand il reçut un message d’Eve. La copie préliminaire de sa conscience allait prendre du temps, et elle avait conjecturé à juste titre qu’il n’avait rien à faire de sa nuit. Il enfila un gilet pour cacher son bandage, et sortit rejoindre le campus. Là-bas, elle le conduit à un bâtiment attenant. Ils s’étaient retrouvés et marchaient dans un silence absolu, jusqu’à déboucher dans une salle sommairement aménagée, et séparée en deux par un paravent. La première partie comptait uniquement trois ou quatre ordinateurs, reliés entre eux par un réseau chaotique d’épais câbles, et de quelques chaises. La seconde faisait figure de bloc opératoire, dont la majeure partie était occulté par un rideau stérile. Eve l’installa dans un des fauteuils, et entreprit de couvrir sa tête d’une série d’électrodes
« Pour l’instant, on n’a pas à te raser le crâne. Mais demain, t’y couperas pas » Quelque chose avait changé dans sa voix, plus froide, comme résignée, déçue de l’issue du double-jeu qu’elle avait mené. Déçue, et pressée d’en finir, de boucler ce qu’elle devait compter comme un échec. Il se considérait du même avis, tandis que chaque électrode le rapprochait un peu des limbes qu’il attendait. Eve alluma successivement chacun des ordinateurs, et lança un programme depuis l’un d’eux. Elle se retourna ensuite vers lui, lui tendant un paquet de cigarettes
« Le docteur sera notifié quand ce sera fini. Interdiction de dormir, si tu veux pas devenir le premier cyborg autiste. Sur ce, je retourne me pieuter. » Le temps qu’il allume une cigarette, elle avait déjà disparu.
Au matin, il avait épuisé le paquet que lui avait donné Eve, ainsi que celui qu’il conservait toujours sur lui. Il n’avait pas dormi, mais ses démons s’étaient miraculeusement tus pendant ces quelques heures à vide. Il sursauta presque quand Cromwell entra à son tour

« Bonjour Damien. Prêt pour le grand saut ?
-Et vous ? Prêt à assurer le parachute ?
-Plus que jamais » Affirma Cromwell d’un air satisfait, en observant l’aboutissement du programme sur l’un des écrans. Il se pencha derrière ce dernier et en sortit une masse ronde en verre, parcourue de prises colorées et de circuits imprimés.
« Votre nouvelle tête est pour ainsi dire prête à l’emploi ! Passons maintenant au gros du problème » La timidité et la discrétion naturelles du docteur avaient été remplacées par une euphorie semi-professionnelle, teintée de la naïveté qui vernit les gestes désespérés. Cromwell devait opérer sans assistante, et entreprit donc sur le champ de le raser, puis de l’anesthésier. En mettant son masque respiratoire, il pensait à Eve, se demandait où elle était, ce qu’elle faisait alors qu’il s’avançait vers le précipice. Il eut tout juste le temps de voir le docteur passer de l’autre côté du champ opératoire, au-dessus de son crâne, et s’endormit pour la dernière fois.





Il s’était réveillé, mais n’avait pas rouvert les yeux immédiatement, tentant d’abord d’appréhender toutes les informations qui parcouraient sa conscience. Il se rendait désormais compte de tous les mécanismes de son corps, percevant et contrôlant jusqu’au plus infime. Il sentait son cœur battre, son sang remonter dans chacune de ses extrémités, ses nerfs lui permettant de modéliser précisément toute son anatomie sans avoir à effectuer le moindre mouvement. Il sentait la plaie parcourant tout son crâne, pouvait localiser précisément chaque point de suture. Là où le sillon dans sa peau rencontrait l’oreiller, il percevait de réguliers pics de douleur, qui étaient devenus une information comme une autre.

Finalement, il ouvrit les yeux, se retrouvant en face du plafond carrelé devant lequel il s’était auparavant évanoui. Il apercevait les discrètes écailles de l’émail à travers le blanc uni, comme si chacune des dalles était profondément fissurée en son cœur, et que toute la mosaïque monochrome menaçait de s’écrouler à tout moment. La lumière du soleil qui éclairait la pièce témoignait du début de l’après-midi. Un bruissement vint troubler le silence dans lequel il avait repris conscience, et il n’eut qu’à tourner son regard pour en identifier la source : Eve se tenait à son chevet, le regard braqué sur le sol. Pourtant, elle ne correspondait pas à son souvenir : en lieu et place des cheveux blonds et ordonnés, il n’observait qu’une crinière rousse dont les mèches lui barraient le visage. Le réflexe de sourire lui parvint lorsqu’il réalisa sa méprise, et il s’y conforma. C’était Christine qui attendait son réveil. Il apercevait désormais ses yeux marron, rivés sur le pied du lit. Ses deux mains, posées sur ses cuisses, étaient serrées, révélant son appréhension. Il tourna la tête pour mieux l’observer, troublant à son tour la méditation de son amie. Celle-ci releva la tête, plongeant son regard dans le sien, lui permettant par la même de détailler son visage. Ses joues arrondies, ponctuées de taches de rousseur, dissimulaient des fossettes marquées qui ne se révélaient que lorsqu’elle souriait. L’un de ses sourcils était très légèrement plus bas que l’autre, ce qui participait pleinement à l’esthétique de son visage. Sans un mot, elle se jeta à son cou dans un mélange de soulagement et de tristesse. Il perçut dans son cou le parfum discret dont il avait le souvenir, sucré et fleuri. Elle était très belle, chacun de ses traits épousant parfaitement ses souvenirs. Il eut la présence d’esprit de la serrer dans ses bras à son tour. Leur étreinte dura un long moment, au cours duquel il sentait ses bras fins sur sa nuque

« Je suis désolée… Pardon Damien…. » Elle avait toujours eu cette forme d’abnégation, qui la poussait à se blâmer pour chaque problème dans lequel elle était impliquée. Pourtant, rien n’était de sa faute ; il était à la source du problème et avait entrepris lui-même de le résoudre, réussissant contre toute attente. Lorsqu’il la serrait, il sentait le bandage de son bras le faire souffrir, mais prit le parti de l’ignorer. Elle le lâcha en entendant la porte s’ouvrir, révélant le docteur et son assistante. Il identifia cette fois-ci Eve : ses cheveux blonds étaient ordonnés en un chignon soigné, qui dégageait un visage aux traits fins, dont la bouche était déjà marquée de discrètes rides prématurées. Ses yeux, d’un bleu clair et profond, illuminaient son regard et chacune de ses expressions. A mesure qu’elle avançait, il distinguait plus précisément la texture fine et géométrique de son iris, qui ne souffrait d’aucune irrégularité. A côté d’elle, le docteur rayonnait de fierté devant son succès, adoucissant tout son visage engravé par la vie. Une paire de lunettes en écailles obscurcissait ses yeux, et contrastaient avec les quelques mèches qui parcouraient les côtés de son crâne. En redécouvrant le monde autour de lui, il était perturbé par la netteté de sa perception, en comparaison avec les silhouettes vagues qui peuplaient sa mémoire. Chacun de ses souvenirs précédents, intrinsèquement imparfait, lui apparaissait à travers un voile liquide, imprécis, presque vain, à l’exception de détails qui jaillissaient des images ternes, auxquels il attribuait auparavant une valeur toute particulière. Pourtant, en cet instant, il ne percevait plus la signification de ces éclats de mémoire, qui avaient occulté dans son esprit les visages qu’il contemplait désormais.

« J’ai piqué le numéro de Christine dans ton répertoire, et je lui ai donné l’adresse. Fallait bien que quelqu’un ait la motivation de rester à ton chevet, non ?
-Oui, en effet. Merci. » Il sentait chacune de ses cordes vocales vibrer dans sa gorge avec difficulté. Le tabac et l’alcool avaient entrepris de les raccourcir prématurément, et sa voix s’en trouvait largement fragilisée. Avant que le docteur n’arrive à son niveau, il pivota sur son lit et se leva. Il sentait chacun des muscles se raidissant pour maintenir sa posture, son cœur accélérer légèrement pour compenser l’effort. Il s’approcha du professeur et lui tendit la main

« Félicitations, docteur, vous avez réussi.
-Nous avons fait un grand pas en avant, aujourd’hui » Affirma ce dernier en lui rendant sa poignée de main. Il avait cette habitude passée de mode d’agripper le coude de son interlocuteur en même temps qu’il serrait sa main, comme pour mieux assurer sa prise.
« Comment vous sentez-vous ?
-Bien. Tout mon organisme est redevenu fonctionnel et sous mon contrôle. Combien de temps a duré l’opération ?
-Elle fut étonnamment courte. Un peu moins de trois heures, la majorité du temps ayant été alloué à l’ouverture de votre crâne et aux raccordements des nerfs avec… « La machine », si vous me permettez l’expression. Pour l’instant, rentrez chez vous, reprenez le cours de votre existence ! Vous devriez pouvoir effectuer de vous-même le suivi post-opératoire, mais appelez-moi en cas de problème ! » Il jeta un regard à Eve, puis à Christine. Il ne parvenait pas à saisir le déroulement des jours parmi ses souvenirs imparfaits

« Quel jour sommes-nous ?
-Mardi, il doit être un peu moins de 13 heures.
-Je suis surpris que tu aies raté des cours pour me voir.
-Sois pas bête, j’ai des priorités » Elle avait ponctué sa réplique par un léger sourire, qui avait creusé les fossettes dont il avait le souvenir. Elle révéla en même temps ses dents, presque intégralement droites et ordonnées, à l’exception d’une de ses canines, qui semblait déterminée à faire cavalier seul, et conférait à son visage un air mutin, presque juvénile. Même Eve semblait s’être détendu en le voyant en vie, et souriait également, silencieuse, n’osant s’immiscer dans le dialogue.

Après avoir salué le docteur et son assistante, il sortit avec Christine. N’étant que très modérément fatigué, et curieux d’observer à nouveau les lieux qui lui étaient familiers, il résolut avec elle d’aller se promener dans le parc qui jouxtait le campus. En descendant la rue pentue qui menait à ce dernier, ses pas se virent invariablement plus abrupt, et chacun d’eux lui rappelait la présence de son bandage, toujours camouflé sous son gilet. S’il se souvenait des circonstances qui avaient mené à cette blessure, la signification de cette réminiscence lui apparaissait aussi cryptique que toutes les autres. Quels qu’aient pu être les problèmes qu’il tentait de fuir, ils étaient tout à fait révolus, et il comprenait seulement de la personne qu’il avait été qu’elle en aurait sûrement été satisfaite.
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Hociri
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MessageSujet: Re: De Fer - Partie IV   Dim 5 Fév - 14:08

C'était donc l'opération, le moment tant attendu !
C'était bien géré toute cette pression s'accumulant qu'on finit par ressentir aussi. Du coup on s'accroche à ton personnage. Et finalement cette pression redescends quand l’opération se termine. Personnellement, j'étais avec lui, j'ai été vraiment soulagée et contente pour Damien.

Puis, là ça devient encore plus intéressant à lire. Ça vie va littéralement changer.
L'espoir qui revient à la fin me rends encore plus impatiente pour la 5ème partie. J'ai hâte !

Enfin voilà, continue comme ça.
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Moriarty
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MessageSujet: Re: De Fer - Partie IV   Dim 5 Fév - 17:34

Ah bah ça ça fait plaisir! Merci Hoci!
La suite la semaine prochaine, j'espère qu'elle va te plaire!
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Saad
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MessageSujet: Re: De Fer - Partie IV   Dim 5 Fév - 20:25

Nom de dieu que c'est bon.

La première partie est juste déchirante, et je dirais même que la deuxième est... Bon sang, elle a un caractère presque épique, presque héroïque. Voir Damien se réveiller et contempler le monde comme il ne l'a jamais fait, ressentir sa perception, ses sens décuplés, voir ses anciens démons le quitter, oblitérés par le marteau-pilon froid et implacable d'une logique parfaite.

Bordel que c'est bon, mon gars, bordel que j'aime ça. Continue, j'ai vraiment hâte de voir la suite.

_________________

- Merci à Loleyke pour cette signature qui déchire.
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Justbazz
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MessageSujet: Re: De Fer - Partie IV   Mer 8 Fév - 22:59

C'est juste hyper bien joué quoi... Pour l'idée générale de l'histoire déjà et puis surtout pour les parties descriptives que t'as spécialement mises dans cette 4e partie (qui est d'ailleurs ma partie préférée jusqu'ici), cette manière de nous faire redécouvrir son monde en même temps que lui, bouh c'était bon.

J'adore vraiment cette histoire.

_________________
Merci Loleyke, fournisseur officiel de signature~
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Moriarty
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MessageSujet: Re: De Fer - Partie IV   Jeu 9 Fév - 18:44

Merci Just et Saad, ça fait plaisir! La suite que vous réclamez arrivera dans la semaine comme promis
Maintenant que j'ai so much hype (oui, de 4 personnes), j'espère juste que la conclusion sera à la hauteur de vos espérances ^^'
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