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 Les mondes d'Arpentiae chapitre 1 : Sous une lune de sang

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Hakuhyô
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MessageSujet: Les mondes d'Arpentiae chapitre 1 : Sous une lune de sang   Dim 15 Jan - 22:50

Elle esquiva la lame de son agresseur et lui porta une contre-attaque qui fut bloquée à la dernière seconde. Profitant de son déséquilibre, l'adversaire tenta de lui planter l'épée dans le flanc. Elle déviât la lame de justesse, se remit en position de combat, le souffle court. Elle feinta vers le haut, profita de la parade de son adversaire pour lui administrer un violent croche-patte et se délecta de le voir tomber au sol comme au ralenti. Elle leva son épée sur laquelle se reflétât l'éclat d'une flamme et acheva son adversaire d'un coup en plein cœur. Du moins, elle aurait aimé. Lysbeth n'aimait décidément pas ces entraînements où les blessures mortelles étaient interdites. Elle dégagea son épée du sol, et essuya le sang du vaincu sur sa tenue de combat. Une simple écorchure à l'épaule, il s'en remettra ! S'il était dans la garde, c'est pour devenir un Combattant, tout comme elle. Or, après ce combat, il était claire que c'était elle qui avait le plus de chance d'accéder à ce titre. En bonne Sélénite, elle avait été élevé dans la violence et le sang. Dans cette société où seul le plus habile à tuer domine ceux l'étant le moins, elle avait toujours voulu se trouver au sommet. C'est donc naturellement qu'à douze ans, elle a rejoint la garde, lieu où les seuls cours qui l'intéressaient étaient ceux de combat.

Fatiguée après avoir mit au tapis trois élèves se prétendant plus doués qu'elle car plus fort physiquement, elle ne jeta pas un regard aux vaincus en sortant de la salle d'entraînement. Le professeur ne lui disait rien, il connaissait ses talents et ne voyait pas l'utilité qu'elle continue d'assister à un cour dont le niveau était si faible par rapport a celui que la jeune femme savait déployer. Lysbeth aurait pu aisément mettre à terre chacun de ses confrères à la suite et s'en sortir avec seulement quelques égratignures. Et cela faisait d'elle l'élève la plus respectée de la garde. Car c'est ainsi que marche la société telle que Sélénae l'a appris à ses enfants. Le fort domine le faible, seule la force et l'ardeur au combat compte. Sélénae, grande déesse du feu et de la Lune, vivait dans le temple érigé au centre de la capitale, forteresse symbolique de sa puissance écrasante. On raconte qu'elle n'a jamais perdu une occasion d'humilier Regis, son frère, dieu du soleil, mais cela importait très peu à Lysbeth pour qui la religion n'était qu'un pan secondaire de l'existence. Et cela bien qu'elle vive à Lumae, la dite capitale où se dressait fièrement le temple d'obsidienne.

Une fois dans les vestiaires, elle se dévêtit de sa tenue de guerrière en cuir de kylareth, des sortes de grands félins à dent de sabre, teinté de noir et de rouge et se glissa sans un bruit sous la douche. L'eau chassant sueur, sang et adrénaline de son corps, elle décida d'y rester un peu plus longtemps que prévu. Bien sur, apprécier l'eau était contraire à la culture sélénite car symbole de leur ennemi, les régaliens. Mais la jeune guerrière aimait s'abandonner à cette passion secrète de temps à autre. Cependant, elle respectait tout autant le symbole de sa propre nation, le feu.


Lysbeth sortit de la douche bien après ses consœurs de la garde mais personne ne lui en fit la remarque, elle était trop respectée pour cela. Avant de se revêtir d'une tenue civile plus légère mais la laissant néanmoins libre de ses mouvements, elle s'arrêta face à un miroir des quelques miroirs dans un coin de la pièce. Elle partageait beaucoup de traits avec la majorité des sélénites : un teint pâle, grisâtre, des yeux d'un rouge sanguin, des crocs affûtés et des pupilles dilatées habituées à l'obscurité ambiante. Par contre, ce qui la distinguait de la plupart des femmes de son âge était son corps tendant plus vers le masculin que le féminin. Élancée et sec, sa silhouette nerveuse était celle d'une guerrière s'étant entraînée peu après avoir appris à marcher. Un sourire en coin après avoir fait jouer quelques uns de ses muscles, elle se changea et sortit enfin du bâtiment exigu dans lequel elle venait de passer la journée. Ce n'était pas la première fois qu'elle se faisait la remarque que la garde aurait besoin d'un petit peu de renouveau et surtout de s'agrandir pour accueillir de nouveaux aspirants à l'art de la guerre. Mais la garde n'était que le second bastion de formation des Combattants, et possédait donc moins de fond. Une fois à l'air libre dans les rues étroites de la capital, Lysbeth emplit ses poumons de l'air frais nocturne. Ayant toujours vécu et grandit sous l'astre lunaire, dans une nuit permanente et immuable, la jeune sélénite avait du mal à imaginer qu'il puisse exister un astre aussi brillant que le soleil. Encore moins qu'un peuple puisse réellement vivre sous ses rayons destructeurs sans interruptions. Et pourtant, son peuple s'opposait depuis déjà de nombreux siècles à celui des régaliens.

Ne souhaitant pas arriver en retard pour le repas de la dix-neuvième heure, Lysbeth se lança de son pas vif et leste au travers des rues sinueuses éclairées par de nombreux braseros posés sur trépieds. En chemin, perdue dans ses pensées tournant vers les combats de la journée, elle faillit se faire percuter par une charrette en fer tirée par un poneypothame. L'animal trapu, à la peau grise et épaisse comme une armure, et aux crocs aiguisés lui lança un regard noir avant de reprendre son chemin sous les coup de fouet de son maître. La jeune fille s'écarta du mur où elle s'était collée et épousseta sa tenue avant de repartir comme si rien ne s'était passé. Ce genre d'accident arrivaient tous les jours, et elle avait eu de la chance d'éviter le poneypothame qui n'aurai pas hésité à l'écraser de ses longues et puissantes pattes. Elle passa devant une auberge possédant une insigne en bois, signe de richesse et donc d'une maîtrise certaine des combats. Dans ces contrées aride où peu de plantes poussaient à cause de l'absence d'ensoleillement, la majorité des bâtiments étaient fait de pierre. C'est alors qu'elle vit exactement ce qu'elle souhaitait éviter : l'éclat d'une tenue pourpre au détour d'une rue. La rage et la frustration bouillonnèrent en elle alors qu'à côté d'elle passait des élèves sortant de leur journée de cour dans la lame. La meilleure école de combattant de tout Ténébria. Les affronter aurait été du suicide, et Lysbeth tenait à rester en vie suffisamment longtemps pour les dépasser et les remettre à leur place. Elle ne répondit donc pas à leurs regards hautains et méprisants et continua son chemin comme si de rien était. Elle avait réussi à s'empêcher de leur sauter dessus pour effacer ce sourire narquois de leur visage. Pour cette fois.

Comme d'habitude, la jeune guerrière arriva en retard chez elle, et sa mère le lui fit clairement remarquer à l'aide d'une légère claque derrière la tête. Lysbeth s'excusa en gloussant, sachant que sa mère était plus heureuse de la voir rentrer saine et sauve qu'énervée car son repas était maintenant froid. La jeune fille le préférait d'ailleurs ainsi, la viande était certes moins tendre froide, mais tellement plus savoureuse ! Elle s'assit donc aux côtés de sa mère et mangea avec avidité son repas basé principalement sur de la viande rouge que sa mère avait acheté au marcher le matin même. Forcément, pas de soleil signifiait pas de plantes et donc une alimentation principalement carnivore, mais cela ne dérangeais pas le moins du monde la jeune guerrière qui ne se voyait pas manger des feuilles et de l'écorce à chaque repas. Elle remercia la femme l'ayant élevée seule d'un baiser sur la joue, puis d'une tape amicale sur l'épaule avant de monter les marches conduisant à sa chambre de son pas de félin. La maison qu'elle partageait avec sa mère n'était pas particulièrement grande, deux chambres, une salle de bain composée d'un miroir, d'un évier et d'un bac , et une cuisine. Mais le confort de vie n'avait jamais été très apprécié par la jeune femme, cette dernière préférant solidifier son esprit au même titre que son corps.

Lysbeth s'enferma dans sa chambre et se laissa choir dans son lit avec un soupire de fatigue. Comme d'habitude, la journée avait été éprouvante, et elle ne se sentait pas de rester éveillée pour s'occuper de son équipement ou pour feuilleter l'un des trois livres éternellement présents sur sa table de nuit. Glissant son avant-bras sur ses yeux afin d'obstruer la lumière des bougies éclairant sa chambre, elle sombra dans ses pensées agitées.Demain allait être une journée particulière. Elle essayait de ne pas trop y penser d'habitude, mais la proximité de l'événement l'empêchait de plus en plus de faire abstraction de son existence. Demain sonnerait la nouvelle année et donc le tirage des sacrifices. Et comme chaque année, cinq sélénites ayant atteint la majorité allaient être tirés au sort et être remis en sacrifice à leur déesse gardienne, Sélénae, afin de la remercier de sa protection et de louer sa force. Ayant atteint l'age minimal requis il y a quelques mois, Lysbeth attendait le lendemain avec une certaine appréhension, mais même si elle n'était pas particulièrement portée sur les sciences, elle comprenait bien que les chances qu'elle soit choisit étaient minimes. Ce qu'elle ne comprenait pas était ses confrères attendant ce jour avec exaltation, espérant être choisis. Mourir sur le champs de bataille était une mort noble, mourir pour une déesse, aussi importante soit-elle, n'était qu'un vulgaire gâchis, pensait-elle.

Soudain, un grincement de porte la tira de sa rêverie. Elle bondit sur ses pieds tout en brandissant le couteau qu'elle cachait sous son oreiller d'un même geste. Prête à parer toutes éventualité, elle se fit quand même dominer par l'intrus qui la désarma d'une clé de bras avant de plaquer la lame de la jeune femme contre sa gorge.
"Pas mal, mais tu es encore trop lente ma fille ..."
La lame du poignard se dégageant de sa peau, Lysbeth pu se retourner pour tomber nez à nez avec sa mère qui le lui tendait, un sourire amusé sur le visage. La jeune guerrière, bien qu'un peu blessée dans son orgueil, finit par sourire avec sa mère et inclina sa tête avec respect comme un vaincu le devait selon la tradition.
"Pas de tout ça ma fille, si je suis venu te voir ce soir, ce n'est pas en tant que guerrière, mais en tant que mère ... même si je dois bien avouer que ton attaque m'a surprise !" Après un clin d'œil complice, la mère prit place sur le lit et tapota la place à ses côtés pour que sa fille l'y rejoigne. Cette dernière, un sourire perché au coin des lèvres, rejoint sa mère sans plus attendre, curieuse de ce qu'elle pourrait avoir à lui dire.
"Lysbeth, tu es devenue si grande ... Je n'ai pas eu le temps de te voir grandir, mais tu es devenue une belle jeune femme. Et malgré que je ne t'ai jamais laissé gagner l'un de nos duel, je ne t'en aimes pas moins comme une bonne mère .. du moins je crois que je l'ai été ! Si ton père était encore là plutôt que de croupir dans les fosses de l'arène, je suis sur qu'il te tiendrait le même discoure. Quoique, venant de sa part, ça aurait été sûrement moins larmoyant."
Lysbeth essayait de comprendre où en voulait venir sa mère. Elle ne lui avait jamais tenu de tels discours et, même si cela la touchait, la singularité de la situation troublait la jeune femme.
"Où veux-tu en venir mère .. ?
- Je sais que tu n'aimes pas qu'on t'en parles ... mais si demain, ton nom tombe parmi celui de tous les sélénite, sache que je serais fier de t'avoir élever toutes ces années pour faire de toi qui tu es !"
Cet aveux laissa Lysbeth coi un moment. Sa mère venait lui faire des adieux dans l'éventualité où elle serait choisit lors du tirage du lendemain ? Ce n'est qu'à cet instant que la jeune femme comprit à quel point elle ne souhaitait pas être choisie : elle voulait continuer à connaître les blagues et les douceurs de sa mère et surtout, continuer à se battre. Non pas sombrer dans l'oublie pour une quelconque tradition. Mais alors, une lumière s'éclaira dans l'esprit de la jeune femme.
"Mais mère ... vous pouvez être choisit vous aussi ! Ne dîtes pas de telles choses, cela n'arrivera pas, il y a bien trop d'habitants à Ténébria pour que l'un de nos noms tombent." Son ton se voulait calme et rassurant, mais ses paroles étaient plus adressées à elle même qu'à sa mère.
Les deux femmes finirent par s'étreindre amoureusement pour laisser s'échapper leur appréhension du lendemain. Il n'arrivait pas souvent aux deux femmes de céder à la peur et l'appréhension. Mais, depuis que le père de Lysbeth était mort avant même qu'elle ne naisse, elles avaient toujours comptées l'une sur l'autre. La mère de Lysbeth écarta les cheveux de jais de se fille et posa un baiser tendre sur son front, comme quand elle était petite. Puis, d'une voix douce mais redevenue joyeuse et chantante, elle lui murmura :
"Bien, Lysbeth, je sais que demain est un jour férié mais il est l'heure d'aller se coucher, tu sembles épuisée !"
La jeune femme redevenue une enfant pendant ces quelques secondes de tendresse hocha sagement la tête avant de se glisser dans ses draps. Elle souhaita bonne nuit à sa mère sortant de sa chambre, souffla les bougies projetant des ombres cauchemardesques sur les murs, et sombra rapidement dans un sommeil aussi profond que l'obscurité de sa chambre.

***

Lysbeth ne fit plus confiance aux statistiques par la suite.
Le lendemain, après qu'elle eu passé sa journée à aider sa mère et à s'entraîner seule dans l'arrière cour de terre battue, elle fut surprise d'entendre des coups retentir à la porte lorsque la quinzième heure sonna. Encore en sueur de ses exercices de musculation et d'assouplissement, c'est sa mère qui alla ouvrir la porte. La jeune guerrière se passant un seau d'eau sur le visage afin de se rafraîchir sursauta en entendant des bruits de lutte venir du salon. Elle s'empara de sa lame posée contre un mur et bondit dans la maison. L'adrénaline monta dans ses veines, l'excitation du combat s'empara de son corps. Tout se passa vite, très vite. Elle vit sa mère plaquée au sol par un homme grand aux muscles saillants. Elle s'apprêtait à se jeter sur lui quand un autre homme de même stature la coupa dans son élan. Ils échangèrent quelques passes d'arme, mais Lysbeth n'arrivait pas à prendre l'avantage alors que son adversaire ne faisait que se défendre. Il bloqua la lame de la jeune fille et lâcha d'une voix grave et autoritaire:
"Garde de Ténébrae, cessez tout de suite le combat et baissez votre arme !"
Choquée, Lysbeth se rendit enfin comte de ce que l'ardeur du combat l'avait fait louper : les hommes en face d'elle étaient en tenue de garde. L'homme faisant face à la jeune femme profita de son moment d'inattention pour dévier sa lame et lui porter un violent coup de poing au plexus. L'air contenu dans les poumons de la jeune femme s'échappa d'un coup et des points noirs apparurent devant ses yeux. Lorsqu'elle retomba finalement sur le sol, désarmée et un garde armée pointant son épée sur elle, elle cru sa dernière heure arrivée. Mais le coup fatal ne vint jamais. L'homme rengaina sa lame et jeta un regard mauvais à la jeune sélénite à ses pieds sans même lui tendre une main pour se relever. Ce geste ne faisait de sens que lorsque deux personnes étaient de forces égales.
"Relève toi. Dit-il de son ton bourru. On est pas venu ici pour te passer au hachoir mais parce que tu as été choisie. Et oui petite chanceuse, tu vas pouvoir servir de sacrifice pour Sélénae !"
Lysbeth ne sut pas ce qu'elle haïssait le plus en cet instant : le sourire sadique du garde lui annonçant sa future mise à mort, ou la nouvelle dont il était porteur.

Sous le choc de l'importance de cette révélation, elle ne réagit pas quand l'homme impatient la releva de force et lui passa un collier de cuivre autour du cou. Pas plus quand il l'emmena au loin de sa mère criant et se débattant comme une forcenée pour rejoindre sa fille. Lysbeth n'arrivait pas à faire le lien entre la vérité et ce qu'elle attendait de celle-ci. Ce n'est que lorsqu'elle s'assit dans un chariot se mettant en route vers le centre de la capital qu'un déclic se fit dans son esprit. Ce chariot allait l'emmener loin de tout. Loin de sa mère, loin de la garde, loin de son épée sur le sol de sa maison, loin de son avenir. Réalisant sa situation, elle poussa un cri de frustration et essaya de se libérer de ses chaînes ou de porter un coup au garde face à elle. Elle réussit à lui fendre la lèvre d'un coup de pied, mais une lame sur la cuisse la dissuada de continuer. Ces hommes savaient très bien comment faire souffrir des gens sans les tuer, et même si elle n'avait plus rien à perdre, elle n'irait pas loin avec une jambe paralysée par la douleur. Ne s'avouant pas vaincu pour autant, elle profita de sa position pour cracher au visage du garde qui osait la capturer contre son gré. Elle ne vit pas venir le coup. La dernière chose qu'elle vit fut la garde d'un poignard avant de sombrer dans un océan de ténèbres.

***

Ce fut les larmes de sa compagne de cellule qui tirèrent de son sommeil forcé la jeune guerrière. Lysbeth dut se tenir la tête pendant quelques secondes, celle-ci la faisant atrocement souffrir. Vu la taille de la bosse à sa tempe, le garde n'y était clairement pas aller de main morte. et au vu des courbatures qui parcouraient son corps après avoir été jetée dans une position étrange sur de la pierre froide, elle supposa sa durée de sommeil à plus d'une dizaine d'heures. Le sacrifice n'allait donc pas tarder. Et Lysbeth ne pouvait se résoudre à en faire partit. Si elle devait mourir, ce serait en guerrière, pas en sacrifice pour une déesse qu'elle n'avait jamais vu. Ce blasphème aurait fait pâlir plus d'un sélénite, mais ici, presque seule dans sa cellule, personne ne pouvait sonder son esprit. Bouillant d'une colère froide, jeune femme prit le temps d'observer son environnement : trois murs de pierre, un quatrième de barreau de fer, et une vague lucarne rectangulaire bien trop haute pour être atteinte en face des barreaux. Elle tenta tout d'abord d'arracher le collier de cuivre l'empêchant de se déplacer à plus d'un mètres du mur où il était accroché. Cet échec lui fit comprendre deux choses : elle n'était pas la première à tenter de s'échapper tout d'abord, et elle ne pourra pas agir avant que quelqu'un d'extérieur ne rentre dans la cellule ensuite. Poussant un grognement de rage, elle donna un coup de poing sur le mur derrière elle ce qui fit sursauter la fille à peine plus jeune qu'elle et sanglotant dans son propre coin de la cage de pierre. De la pierre. Une idée surgissant dans l'esprit de Lysbeth, elle se saisi d'un morceau de pierre taillé s'étant décroché de la parois de la cellule autour des attaches de l'anneau et se mit à le frotter contre le sol de sa prison. Sa compagne d'infortune releva sa tête et murmura de sa voix entre-coupée de sanglot :
"Que ... que fais-tu .. ?"
Lysbeth n'aimait pas répondre aux faibles se laissant aller aux larmes, mais grogna quand même d'un air grave :
"Un plan.
- Un ... un plan ? Un p-plan pourquoi .. ?
- Un plan d'évasion."





Voilà la première véritable partie des mondes d'Arpentiae où on découvre la vie des sélénite, l'un des peuples du monde sorti droit de mon imaginaire. Tous les commentaires sont bien venus, positif ou négatifs, tant qu'ils sont constructifs et m'apportent de manière à ce que j'améliore les chapitres suivant. Je me doute bien que pour l'instant, le scénario suit une route plutôt prévisible et que vous allez me le relever. Mais juger un livre à son premier chapitre, c'est souvent passer à côté de beaucoup de choses !
Un second grand merci à tous ceux qui me soutiennent dans ce projet, ainsi qu'un grand clin d’œil retentissant à Atlance pour les poneypothames (j'attend toujours le dessin :p).
Si jamais vous n'aimez pas trop la mise en forme ici, vous la préfèrerez sur Wattpad où je publie les chapitres un peu avant de les mettre ici (histoire que mes correcteurs puissent faire leur taf et m'indiquer toutes les fautes mesquinnes que je n'aurais pas débusquer pendant la relecture ! :p). Voilà le lien :

https://www.wattpad.com/story/95880836-les-mondes-d%27arpentiae
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Saad
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Localisation : J'aurais bien une idée mais ça va pas te plaire.

MessageSujet: Re: Les mondes d'Arpentiae chapitre 1 : Sous une lune de sang   Jeu 19 Jan - 12:11

Excellent ! J'ai vraiment hâte de voir la suite. C'est super bien écrit, très bien rythmé et l'intrigue est franchement palpitante. J'ai rien à redire, un gros big up des familles. Continue comme ça !

_________________

- Merci à Loleyke pour cette signature qui déchire.
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Hakuhyô
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MessageSujet: Re: Les mondes d'Arpentiae chapitre 1 : Sous une lune de sang   Jeu 19 Jan - 17:59

Saad a écrit:
Excellent ! J'ai vraiment hâte de voir la suite. C'est super bien écrit, très bien rythmé et l'intrigue est franchement palpitante. J'ai rien à redire, un gros big up des familles. Continue comme ça !

Merci beaucoup, c'est un honneur de recevoir de tels compliment d'un homme prêt à m'envoyer aux goulags il y a moins d'une semaine xD
Plus sérieusement, ça motive à continuer ! Si le chapitre 2 ne sort pas ce dimanche, ce sera la semaine prochaine. Néanmoins, il sera plus posé et calme que celui-ci pour des raisons ... à découvrir ! :p
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MessageSujet: Re: Les mondes d'Arpentiae chapitre 1 : Sous une lune de sang   

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Les mondes d'Arpentiae chapitre 1 : Sous une lune de sang
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