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 NARC - Partie II

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Saad
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Localisation : J'aurais bien une idée mais ça va pas te plaire.

MessageSujet: NARC - Partie II   Lun 21 Nov - 1:11

Une dizaine de minutes plus tard, des freins stoppent net la rotation effrénée de 4 roues, leur gomme crissant sur le bitume. La portière s'ouvre, et de lourdes semelles frappent le sol.
Claquant, elle se referment, les semelles avancent vers le poste.
Engoncé dans une lourde armure de combat assistée, le garde en faction devant la porte fait bruisser les protections de composite métal-nanocarbone couvrant son solide avant-bras, accueillant son supérieur avec le plus parfait des saluts militaire, qui lui rend avec un regard professionnel et martial, opinant du chef.
Ledit garde marmonne quelques instructions dans son système retour-casque, ses larges lunettes orangées cachant son regard en lui donnant un air de démon industriel, encore renforcé par le masque à gaz lui tenant place de visage, par l'épais casque trônant sur son crâne. Des tubes caoutchouteux jaillissent de son équipement dorsal tels des tentacules, perforant sa face de métal assombrie par l'heure tardive, et seulement éclairée par la lueur jaune-orangée de ses deux yeux de loup soldat, de prédateur urbain. Ce n'est pas un homme... Mais un monstre de métal, pur produit de l'âge de la machine. Sa puissante mitrailleuse tenue d'une main, prouesse accomplie grâce aux muscles hydro-pneumatiques de son exo-armure, l'autre posée sur le côté de son heaume moderne, il intime l'ordre de déverrouiller la porte.
Dans une série de cliquetis, le portail-sas, rectangle d'acier galvanisé, souffle bruyamment, expirant d'épais volutes de vapeur, rejetés par les énormes pistons maintenant la structure. Saisissant la poignée, le soldat pousse le monticule de métal et, baissant la tête, invite l'Inquisiteur à entrer.

« Bonsoir, monsieur Friedrick ! » S'exclame le garde en faction à l'accueil, pris d'une soudaine bouffée de stress à la vue de son plus éminent supérieur, s'inclinant, hochant la tête, dans une série de gesticulations se voulant solennelles, un protocole improvisé et bien trop révérencieux...
Dans un rire étouffé, l'inspecteur le rassure, calmant ses peurs d'un large et sincère sourire. S'excusant et soupira nt de soulagement, l'homme acquiesce. La porte se referme dans un claquement sourd et détonnant, les servobras renforcés soufflant et bruissant dans une série d'accents aigus et robotiques, scellant le passage.
L'inquisiteur passe la réception, et pénètre dans les bureaux du poste de garde, traversant le couloir désert, les seuls gardes restant croulant sous la paperasse, assommés par les heures supplémentaires. Mains dans les poches, le cyborg poursuit l'analyse des enregistrements...

Un masque de métal se lève vers l'encadrure de la porte ouverte.
« Bonsoir Wynn. » Salue l'homme aux lunettes noires, levant brièvement la main, et s'approchant du bureau immergés sous les documents.
« Tu as fini le listing ? » Le presse son collègue au visage de fer, de sa voix rauque et glaciale.
« Pas encore. » Répond-il en tirant une chaise, ses bottes claquant lourdement sur le sol.
« Comment ça pas encore ? »
L'homme expire longuement en s'asseyant, parcourant le chaos du fichier texte créé par son cyber-cerveau.
« C'est... » Soupire le flic robotique. « Tu as du café ? »

Le combattant masqué tourne le regard vers son écran, indiquant du pouce un thermostat chromé, tâchant de mettant sur pied la liste exhaustive des sociétés sous-traitées par l'entreprise pharmaceutique.
« Une telle consommation c'est pas bon pour mon cœur, je sais... » Lui lance t-il avec un large sourire. « Enfin, c'est pas comme si- »
« Tu as déjà des noms ? »
« Ça pour en avoir... » Marmonne t-il en se servant une imposante tasse, les sourcils haussés dans une expression lasse. « On en a bien sûr qui reviennent, mais- »
« Logisticae ? » Le coupe son partenaire.
« Par exemple, mais pour ce qui est des convois « spéciaux » » L'investigateur coupe son récit pour siroter le café brûlant, sa langue claquant sous l'effet de la chaleur. « ... Ils n'utilisent jamais deux fois la même entreprise. »
« Si tant est que c'en soit. » Lâche Wynn, fouillant dans la base de données, les yeux rivés sur l'écran.
« Pardon ? »
Le masque, figé dans une expression plus dure que le fer qui le compose, se lève vers son coéquipier.
« Tu as combien de noms ? » Demande t-il avec une monotonie presque condescendante, appuyant la soi-disante évidence de son raisonnement.
« Parmi ceux à usage unique ? Une quinzaine. » Répond le cyborg en croisant les bras.
« Une quinzaine pour une seule société. » Souligne l'Inquisiteur.
« Ca me paraît gigantesque, à moi aussi. » Renchérit le colosse de carbone et de graphène, haussant les épaules.
« Ce ne sont pas des entreprises de transport, Friedrick... Ce sont des noms. Juste des noms. » Affirme t-il, ouvrant un nouveau formulaire de recherche. « Donne m'en un au hasard. » Le presse t-il, impatient de faire valider sa théorie.
« Transports et Services »
L'Inquisiteur pianote sur son clavier, spécifiant les termes suscités dans l'immense base de données de l'ordre, point convergeant de toutes les informations recoltées par les innombrables organismes d'investigations affiliés ou directement dirigés par le Léviathan, une masse prolifique et quasi inextricable de noms, adresses, dates, chiffres, personnes, armes, lieux, crimes, des listes de surveillance, des listes noires, des registres d'arrestation, des trombinoscopes à n'en plus finir...
Et dans ce flot de gigaoctets, cette marée de renseignements, une société émerge : « Transports et Services ».

« Je l'ai trouvée. »
« Alors ? » Le presse son coéquipier.
« C'est effectivement une société de transports... »
Le masque marque une intriguante pose... Les verres fumées se relève, un sourcil se hausse.
«Mais ? »
« Elle est basée à Masen. »
« A Masen ? » Répète t-il. « Un bon millier et demi de kilomètres... Ils ont le bras long, sans jeux de mots. »
« Justement : ils ne l'ont pas assez. Elle n'a pas grande envergure et son chiffre d'affaires de dépasse la centaine de milliers. » Corrige l'inquisiteur, « Ton « entreprise » n'est sûrement qu'un faux nom. Donne m'en un autre. »
« Convois Stilson et Fils »
Nouvelle danse des touches.
« Rien. »
« Rien ? »
« Une fausse société sous un faux nom... » Entame Wynn.
« Pour de faux routiers. » Clos Friedrick. « Je vais améliorer la qualité des vidéos de surveillance, » Annonce t-il en se levant, emportant le mug de pure caféine. « mais, Wynn. » Interroge l'homme en se penchant au-dessus du bureau, s'appuyant sur celui-ci.
« Quoi ? »
« S'ils se débarrassent de leurs déchets par des moyens illégaux, pourquoi garder ça dans les enregistrements des caméras ? »
« Qu'est-ce qui te semble le plus étrange : Avoir des transports exceptionnels faits par des entreprises très peu affiliées à la société, ou avoir un trou de 3 heures dans ta vidéo-surveillance toutes les semaines ? » Rétorque t-il.
« Très juste » Capitule le vétéran. « , je vais identifier les « routiers ». »
« Je doute que tu trouves grand chose... Si ce n'est dans les dossiers de la garde. »
« Justement, on pourra remonter jusqu'à eux. » Affirme t-il en se redressant, tournant les talons. « Dès demain on s'occupe des registres des déchets. »
« Toi tu t'en occupes, je serai sur une piste. » Rétorque l'homme au manteau.
« Pardon ? »
« Donne-moi des horaires de départ des convois. »
« Qu'est-ce que t'as en tête ? »
« Les tracer avec les enregistrements des caméras routières. »
« Et voir jusqu'où ils vont, excellente idée. » Congratule le cyborg en le pointant de l'index. « Je t'envoie un mail dans la minute. »

Friedrick à peine sorti de la pièce, l'écran de son coéquipier affiche la base de données des vidéos de surveillance. Il ne manque plus que le mail... Qui ne tarde pas à arriver, permettant à Wynn de poursuivre ses recherches : heure de départ du convois, couleur, logo, et même plaque d'immatriculation... Une description complète et parfaite, l'investigation peut commencer.

Il lui faut un certain temps, afin de trouver trouver le point de départ de sa filature dématérialisée, mais sa persévérance paie : une caméra proche des dépôts d'ApoTecharian, lui offrant une vue parfaite sur les allers et venues des convois.
L'heure citée est tardive, mais ce n'est pas là un désavantage, bien au contraire : les voitures et passants se font rares, les rues se vident et le peu de trafic améliore considérablement la lecture des enregistrements. Impossible, avec de telles conditions, de rater une camionnette filant à vive allure en traversant la moitié de la ville pour arriver... Il ne sait où. Cependant, il ne devrait pas tarder à le découvrir.



Les néons grésillent, émettant quelques spasmes lumineux avant de finalement s'allumer, révélant un chaos de câbles, émergeant d'un unique terminal, une gigantesque armoire à la puissance de calcul à peine imaginable, un écran aux dimensions grotesques trônant sur le mur du fond, une plaque de plastique noir transparent, issue de la plus récente technologie à plasma/L.E.D. … Le cœur du système informatique de la garde.

Une masse de carbone noir, grossièrement modelée en un doigt articulé, appuie sur le bouton principal...
Un vrombissement digne d'un réacteur nucléaire, un bourdonnement sourd s'élève, une multitude de diodes vertes, bleues et rouges s'allumant dans toute la pièce... Les protocoles de sécurité se mettent en marche, et, au plafond une trappe circulaire, bien trop mince pour s'y faufiler, s'ouvre dans les accents métalliques de l'acier glissant sur l'acier, des pistons se rétractant dans un souffle projetant de légers volutes de vapeur autour de l'ouverture.
Dans le nuage de gouttelettes d'eau s'anime et se révèle un assemblage de câbles, pistons, rotules et autres pivots, descendant dans une série de murmures mécaniques et robotiques. Une imposante caméra blindée émerge de l'opercule, son œil de verre noir comme la plus épaisse des pénombres se tournant vers le visiteur. L'objectif se règle, la distance focale modifiée dans une série d'accents électroniques.
Le veilleur mécanique dévisage le nouveau venu, l'observant d'un air qui semblerait curieux... S'il avait la moindre conscience.

Il ne lui faut que quelques secondes pour le reconnaître...

L'écran s'allume, présentant un fond d'un orange de radon, où se placent en une parfaite mosaïque des hexagones d'un jaune profond.
Une fenêtre blanche et noire s'ouvre alors, grisant le reste de l'interface. « Login : ____ Mot de passe : _____ ». Celle-ci se ferme presque instantanément... Il n'a aucun compte, il n'en a pas besoin : sa fonction seule lui offre tous les pouvoirs. Sur cet ordinateur, il est automatiquement administrateur, et dans ce poste de garde, il règne en maître absolu.

« Système de défense désactivé. » Informe l'interface, appuyant les informations à l'écran avec une voix féminine absolument charmante... Et d'un monocorde angoissant. « Accès autorisé. Bienvenue, Agent Inquisitorial Dietrich « Blacksteel »  Friedrick. »

Bras croisés, l'Inquisiteur jette à l'écran un regard froid et mécanique, professionnel.
« Ordinateur central, désactivation locale du système de vidéosurveillance, verrouillage de la salle. »  Dit-il à une vitesse effarante, comme partie intégrante du système informatique... Entre machines, on se comprend.
« Passage en mode anonyme. Confirmer ? » L'interroge l'assistant de navigation, tandis qu'il se saisit d'un jack USB.
« Confirmer. » Répond-il, le cache de son port s'ouvrant dans une petite note aïgue.

Une cacophonie de servomoteurs, et de plaques de composite réagencées émane des murs. La discussion des systèmes robotisés dure plusieurs dizaines de secondes, tandis que la caméra remonte dans son opercule, pour ne plus en ressortir.

Dans le coin supérieur droit de l'écran, dans la barre des tâches, l'icône de connexion au réseau global de la garde –un logo représentant le casque d'un soldat de l'unité lourde- disparaît, laissant place... A la figure d'un homme au chapeau noir, le regard masqué par d'épaisses lunettes, et le visage caché par le col relevé de son imperméable.

« Passage en mode anonyme effectué. Insonorisation achevée. Coupure des réseaux entrants. Désactivation du système de vidéosurveillance interne. »
« Liaison à l'I.P 222.7.6.89, serveur Inquisitorial, mot de passe : DVH7*&--ENCLAVE. »
« Liaison achevée, attente d'instructions. »

« Extraction du dossier multimédia « Enregistrements », re-routage des processus, liaison au disque dur B:/ ». B comme « Brain », ou plutôt... « Cyberbrain ».

« Re-routage effectué. »

Il a désormais le contrôle total de l'ordinateur... Et tandis que son cybercerveau, désormais assisté par la puissante RAM de l'ordinateur central, affiche à l'écran le contenu des enregistrements, il extirpe de son blouson de cuir son paquet de cigarettes et son zipper, dont le côté gravé du symbole de son ancienne escouade, lui sert de souvenir de ceux qui furent un jour ses frères d'armes.
Les néons s'éteignent, la salle se plonge dans une pénombre seulement troublée par la lumière inconstante de l'immense moniteur, et par la fugace flamme d'un briquet, embrasant tabac et souvenirs.

Un bref instant de rêverie.

Quelques secondes pendant lesquelles sa conscience électrique quitte son corps pour retourner sur les champs de bataille... Le claquement du briquet se refermant le ramène à son devoir.
Rangeant les instruments du cancer qui le guette -ou qui le guetterait, si ses poumons cybernétiques se souciaient des toxines-, son esprit, via son cerveau, lance une multitude de processus, dont le procédé Zieger-Cromwell, un algorithme ultra-moderne d'amélioration des images, capable d'augmenter de 500% la netteté de la plus brouillonne des images. Une telle prouesse technologique aurait fait surchauffer n'importe quel ordinateur lambda, mais pas le sien : branché sur le terminal de la garde, il profite de son Téraoctet de RAM, de son processeur hexa-quantique... Toute la puissance de calcul dont il pourrait rêver, le genre de superordinateur dont rêve tout gamer ambitieux et/ou amateur de mods.

La fenêtre du programme d'amélioration se réduit, laissant la place à la base de données de l'inquisition.
Une série de mots-clés plus tard -environ trente millisecondes, pour être large-, les registres d'arrestation et de mise en examen de la garde lui sont ouverts. Réduisant la fenêtre à la moitié de taille de l'écran, une certaine partie des vidéos étant déjà traitées, il découpe le visage des pseudo-routiers employés par des sociétés inexistantes, et lance une série de recherches par image à l'intérieur même de la base de données... Et soudain, c'est le raz-de-marée.

« Bien sûr ! » Pourrait s'écrier la database, si elle était doté d'une conscience artificielle « Evidemment que je connais ces types ! Regarde ça : »

« Trafics de drogue, vols à main armées, contrebande, associations de malfaiteurs, contrefaçon, suspicion de meurtre, homicide involontaire, attaque à l'arme blanche, attaque à l'arme à feu... Attaque à l'arme lourde. Bon sang, c'est pas des dealers du dimanche. » Constate l'Inquisiteur, les dents serrées sur sa clope. « On a du pain sur la planche. »

Il ne lui faut que quelques secondes pour envisager la suite de l'enquête, et cette vitesse de réflexion n'est nullement due à son cortex cybernétique, mais bien à ses propres capacités d'enquêteur : L'Inquisiteur se met à isoler les dealers susceptibles d'être toujours en activité, ôtant ceux retrouvés morts, ceux derrière les barreaux ou en cours de procès, de sa liste de fouilles informatiques, et, petit à petit, remonte le fil d'Ariane : passant au crible les compte-rendus d'arrestation, l'enquêteur met peu à peu la main sur chacun de leurs complices, notamment les chimistes du dimanche confectionnant la drogue dont ils gèrent l'acheminement des matières premières, et la distribution.
Bien sûr, tout ne figure pas dans les registres de la garde... Qu'à cela ne tienne, il ne se contentera pas de cela.

Certains d'entre eux sont d'anciens employés des firmes pharmaceutiques et para-pharmaceutiques de la ville, souvent renvoyés... Alors qu'attendre ?
Ouvrant le trombinoscope d'ApoTecharian, il cherche les registres des licenciements, et passe au crible, non seulement les raisons de leur renvoi, mais également leur passé.
Entre les bons pères de famille, les loosers purs et simples et les nerds en quête d'un travail alimentaire qui leur permettrait d'alimenter leur vie minable, histoire qu'ils puissent continuer à cramer leur santé sur des MMORPGS médiocres peuplés de quarantenaires en quête de nibards, il parvient à trouver quelques perles méritant le coup d'oeil, notamment des salopards détournant du matériel médical pour on-ne-sait-quelle-raison.
Du moins, des raisons inconnues du commun des mortels... Pas de lui.
Croisant à nouveau les informations des différentes bases de données, il parvient à en isoler une poignée servant de cuisiniers aux dealers. Après avoir éliminé ceux hors d'état de nuire, il établit une liste des raclures vénales usant de leur talent pour récolter du blé...  Une moisson obtenue sur le dos de la pauvreté et de la misère de leurs concitoyens désœuvrés, oubliés du système.



Quelques étages plus bas, une radio grésille.
« Wynn, la recherche avance. » Annonce t-elle avec la voix de Friedrick, copieusement métallisée.
« Bien ? » Demande l'appelé, traçant un itinéraire sur son PDA.
« Très bien, j'ai déjà une bande d'ordures mûrs pour le trou. » Annonce le cyborg, « On a de quoi faire un paquet de descentes, y'aura qu'à prévenir la section d'intervention. »
« Envoie-moi le rapport dès que tu peux. »
« C'était prévu. Tu t'en sors ? »
« J'allais partir. »
« Où ? » Soupire t-il, exaspéré par le manque de communication dont fait preuve son coéquipier.
« J'ai une piste, une vieille usine désaffectée qui pourrait servir de quartier général pour les membres d'un circuit. »
« Je peux venir si tu me laisses quelques heures, le temps que le programme d'amélioration ait porté ses fruits. »
« Poursuis ton enquête, j'y vais seul. »
« Comme tu veux, gros dur. » Acquiesce Friedrick avec un petit rire étouffé.


Le sas d'entrée s'ouvre, et une silhouette vengeresse, figure fantomatique peinte de nuances d'ombre, dépasse une exo-armure lourdement armée. Descendant les escaliers menant au poste de garde, le prédateur nocturne s'approche d'un tacot de tôle, ancestral et démodé.

Un moteur vrombisse dans la nuit, des phares s'allument.
Les roues émettent un hurlement aigu et douloureux, le véhicule s'éloigne comme un bolide, traçant comme un rayon de lumière à travers les rues.

L'Inquisition part en chasse.






Note: Tout comme l'épisode des Vagabonds à Louer, il aura mis beaucoup de temps à venir. J'espère juste que je tiendrai dans la longueur, cette fois-ci, j'ai pas envie de redevenir inactif pendant deux mois après m'être cramé l'inspiration en deux semaines.

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Moriarty
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MessageSujet: Re: NARC - Partie II   Lun 21 Nov - 20:37

Énorme! Les petites dérives grammaticales du premier épisode en moins ^^
L'histoire est assez classique dans le fond, mais super bien déroulée. Je lirai le troisième chapitre demain pour pas tout me spoiler d'un coup
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Saad
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MessageSujet: Re: NARC - Partie II   Lun 21 Nov - 20:59

Content que ça te plaise, l'ami, vraiment content.

Je pense que je vais poursuivre cette série de nouvelles, sur un autre point de vue...

J'ai plusieurs personnages à introduire.
J'espère que t'aimeras ce que je vous réserve !

En tous cas, franchement satisfait que ça te plaise, j'en ai chié pour lui donner une fin, mais je suis pas déçu du résultat !

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MessageSujet: Re: NARC - Partie II   

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