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 NARC - Partie III [En cours] [Critique demandée !]

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Saad
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Localisation : J'aurais bien une idée mais ça va pas te plaire.

MessageSujet: NARC - Partie III [En cours] [Critique demandée !]   Ven 14 Oct - 17:25

Une vieille diesel arrête sa course en faisant crisser ses roues. Une voiture ancestrale, pratique et fiable, sa carosserie d'un rouge délavé, rayée de toutes parts, témoignant de sa longue et pénible existence. Pas de plaque d'immatriculation, aucun signe distincitf... Un véhicule de pure sobriété, et de pure efficacité, l'esthétisme et l'apparence étant des fioritures, et même pire : des distractions.
Le moteur fait taire son profond ronronnement, esquissant une ultime quinte de toux, et, dans un dernier tremblement, sa portière s'ouvre à la volée.
Deux pieds bottés en émergent, puis une silhouette, enveloppée dans un long trench coat de cuir brun et épais, une carapace vieille et craquelée, robuste, impénétrable. Sans un regard et sans même verrouiller son antiquité, elle s'éloigne d'un pas assuré ; l'austérité est parfois le meilleur des camouflages : Un tacot de plus dans ce quartier délabré ne fera pas grande différence, une autre ruine parmi les ruines.
Et c'est précisément là où il se dirige : les ruines, les vestiges de ce qui fut un jour un entrepôt grouillant de marchandises et de personnel, affilié à ce qui fut les plus grandes entreprises de la ville : sidérurgie, mécanique, automobile... Ne demeure désormais plus que l'ombre d'un passé industriel et glorieux, un autre squat potentiel, un autre point de passage pour les truands et les dealers.
Et c'est précisément ce qu'il est venu chercher : des têtes à couper.
Inspectant la zone, tous sens en alerte, un bref coup d'oeil aux alentours révèle un grossier mais robuste véhicule, un trafic, assurant sa conviction : C'est bien la camionnette qu'il a traqué sur les caméras de vidéo-surveillance. Banalisée, elle ne présente aucun ornement distinctif, aucun faux logo, aucun faux nom, aucune ruse bon marché... Un nouvel indice quant à la présence de ses cibles sur les lieux.
Méthodique et méticuleux, l'être fait le tour des lieux, inspectant chaque entrée, chaque issue possible, et tâchant surtout de trouver la meilleure d'entre elles : celle qui lui permettra une infiltration discrète et silencieuse, et c'est finalement une brèche dans un mur, suffisamment large pour laisser passer un humain, qui attire son attention.
L'inspecteur s'avance d'un pas... Et se fige. Les sens en alerte, de prudents automatismes se mettent en marche au fond de son cortex formaté, réminiscences d'un passé de guerre et de longs, douloureux entraînements -et souvenirs-. Se penchant au-dessus de l'imposant trou, passant la tête dans l'ouverture, prenant précautions de ne pas y mettre les pieds, il inspecte concieusement et sans le moindre mouvement brusque la faille bien trop tentante pour être honnête, cette entrée aux allures de pièges pour éléments perturbateurs, d'appât pour flics consciencieux, mais encore trop imprudents, le genre d'endroits où on place systèmes d'alarmes et pièges à loups... Voir charges d'explosifs, pour les plus tape-à-l'oei.

Mais rien de tout cela, seulement la brèche béante dans le mur et les gravats l'entourant. Quels que soient les criminels ayant élu domicile dans ces lieux, ils n'ont soit aucun instinct de survie, soit autant d'expérience dans les activités illicites que dans la maîtrise du coupé-décalé.
S'infiltrant dans la faille, il rentre dans l'entrepôt... Encore un lieu envahi par la rouille et les lézardes, un vieux cadavre de briques, de plâtre et d'acier. Heureusement, l'endroit semble labyrinthique et prévu pour accueillir de nombreux types de marchandises, à en juger par le nombre de sections et de murs... Sur le sol gisent caisses défoncées et tonneaux éventrées, vieux empilements de containers et restes de logistique délaissés, autant d'endroits derrière lesquels il pourra camoufler sa progression... Ou sa position, si la poudre venait à parler.
Dégainant son Berretta 19fs, il tire la culasse. Le métal émet un violent claquement, présage de mort pour quinconque l'approcherait sans présenter sa reddition.

Son regard de fer dissèque l'endroit, en révélant chaque détail, à la recherche du moindre indice ou de la moindre menace potentielle.
La bâtisse se déploie visiblement sur deux étages, comme l'indiquent les passerelles de métal rouillées et partiellement effondrées gémissant leur longue et douloureuse plainte à une dizaine de mètres au-dessus du sol, la charpente de fonte et les poutres métalliques attaquées, dévorées par la rouille gardant la structure dans une constitution solide malgré les nombreuses fissures éclatant les murs, plaies béantes dans les parois délabrées, le plâtre s'étant à de nombreux endroits effondrés en laissant apparents les briques empilées à la va-vite et recouvertes d'un ciment de modeste qualité... A voir le travail si bâclé, on imaginerait presque les maçons prier devant chaque pan de mur pour éviter son effondrement, et c'est peut-être la raison pour laquelle cet empilement indigne d'une maison Lego a survécu à la pression des âges.
Loin d'être architecte, l'Inquisiteur s'intéresse plutôt aux marques sur le sol : De-ci de-là, on a traîné sur le sol des récipients visiblement trop lourds pour être portés, à en juger par les traces de relative propreté contrastant avec l'amas de poussière de ciment et de particules de plâtre recouvrant le reste de l'endroit.
Suivant lesdites traces du regard, il constate également que la plupart des issues ont été barricadées à la hâte : portes et fenêtres sont barrées, et l'immense portail servant d'entrée aux convois a été scellée à l'aide de chaînes enfoncées dans les pilliers porteurs, interdisant l'accent à quiconque voudrait pénétrer sans autorisation... Du moins, à quinconque qui ne remarquerait pas l'immense brèche dans un des murs les plus exposés du vieil entrepôt. Cependant, cela signifie que la faille par laquelle il est entré doit être relativement récente, or le véhicule des dealers est toujours présent... Ils ont donc pu en faire leur entrée principale. Mais si c'est le cas, pourquoi ne pas la garder ? Ou au moins la piéger ?
Ne préférant pas tenter le diable, il avance à couvert, courbé, marchant à pas de loups en masquant par son allure discrète le son de ses bottes.
Arme baissée, il se plaque derrière un mur, s'approchant lentement d'une première allée pour y jeter un rapide coup d'oeil : personne.
Traversant au pas de course ce premier espace dépourvu de couverture, sprintant pour sortir du possible point d'embuscade, un son étranger parvient à ses oreilles. Freinant subitement, il se colle contre la paroi, et se tient en alerte, attentif et paré à toute éventualité. Relevant bras et arme, pliant le coude, paré à abattre la première menace pointant le bout de son canon, il concentre ses sens sur ce qui semble être... Un éclat de voix.
Non loin, deux personnes discutent.
Longeant le mur, il approche d'une nouvelle section de l'entrepôt... Une lumière ténue point de l'ouverture, comme lointaine. Une lampe, ou une autre pièce à dix ou quinze mètres. Ce ne sont pas des néons : la teinte et le cachet de la lumière suggèrerait plutôt une sorte de couveuse, une lumière chaude et confortable, parfaite pour faire proliférer bactéries et autres joyeusetés... Pourtant l'éclat présente une particularité intriguante : parmi le jaune de feu et le doux orange sont distinguibles des nuances de vert, un vert toxique et nocif, « vert de punk » comme le disent les flics du coin.
Quelle que soit la denrée que l'on prépare ici, elle ne doit être ni comestible, ni légale... Et les ingrédients ne doivent pas être loin.
Les voix se sont clarifiées, amplifiées, et il parvient désormais à saisir des bribes de conversation.
Maintenant il en est certain : les hommes qu'il a cru entendre sont proches.
L'un d'entre eux tient clairement le crachoir, et semble réprimander son complice, râlant sur les tours de garde et sur la supposée lenteur de leurs chimistes amateurs...

Un bref coup d'oeil lui révèle la scène :
Comme il l'avait prédit, à moins d'une vingtaine de pas, se tient une porte ouverte, donnant vers ce qu'il suppose être le laboratoire de fortune de la bande de criminels au rabais... Un homme se tient, accoudé contre ladite porte, avachi, la main à la ceinture, tenant la poignée d'une longue arme blanche reposant dans sa gaine de cuir grignotée par le temps et les mauvais traitements... Une machette, sans doute.
Son interlocuteur, lui, est adossé dans l'encadrure de la porte, lisant un magazine -sûrement une revue scientifique-, gardant un œil sur son arme, posée contre le mur : un superbe... Fusil d'assaut.
En une fraction de seconde, et ce malgré la distance, Wynn la reconnaît : l'arme est issue des fournitures directes des sections d'intervention de la garde civile... Un truand piochant ses flingues dans les réserves de l'armée ?
Une chose est sûre : cette arme n'a rien à faire entre les mains de tels hommes, et ce ne sont ni leurs imitations de bottes de sécurité, ni leurs tenues pseudo-militaires héritées du plus commun des surplus qui vont leur donner un air de mercenaire, justifiant par-là même leur équipement trop sophistiqué pour la crasse la plus vile et la plus commune des criminels : de simples trafiquants de drogue. De Waste, qui plus est.
Au-dessus d'eux s'élèvent des volutes de fumée blanches, émergeant de l'entrée du laboratoire comme de la porte des enfers, et s'accumulant dans l'obscurité inextricable du plafond, plongé dans la pénombre. Pourtant les gardes de fortune semble ne pas y prêter attention, chose qui, à nouveau, l'intrigue et l'interpelle... Si le Waste est préparé avec des déchets toxiques, pourquoi ces hommes ne portent-ils pas ne serait-ce qu'un simulacre de masque à gaz ? S'ils peuvent se payer des armes de qualité militaire, alors pourquoi ne pas s'équiper d'un équipement de protection ?

Dans le fond de la salle, son regard découvre ce qui l'a mené dans l'antre de la bête : Faiblement éclairés par les quelques rais de lumière perçant à travers une fenêtre barricadée,sous une lampe éteinte reposent les barils de déchets toxiques, estampillés d'un superbe logo Biohazard jaune pétant, à l'allure de symbole démoniaque et maudit, une menace et une mise en garde pour quiconque s'en approcherait.
L'un d'entre eux est ouvert, et la puanteur est telle qu'elle agresse avec violence les narines de l'inquisiteur, même à une vingtaine de mètres, d'un odeur à la fois âcre et acide, transpirant les égoûts et refluant les cuves de soufre et de cyanure, une odeur d'amande amère mêlé à un arsenic gorgé de bi-chloroéthyle sulfide, une pestilence si puissante qu'on ne peut qu'en deviner les effets dévastateurs, et les craindre : Ferait-il pourrir la chair ? Nécroserait-il les tissus ? Liquéfierait-il vaisseaux sanguins et poumons ? Serait-il aussi foudroyant que l'acide cyanhydrique ? Ferait-il fondre et glonfer peau, os et muqueuses ? Rien n'est moins sûr, et pourtant, rien qu'à l'odeur, on perçoit la dimension léthale des produits emplissant les tonneaux : un arc-en-ciel de douleurs, de mutations et de dégénérescences physiques, une palette d'horreurs, de dévastation et de péril chimique... Comment peut-on s'injecter une telle horreur dans les veines ?








J'ai sauté la partie 2 mais la ferait dans très peu de temps.
Je sais que ce que j'ai fait n'est vraiment pas top, je vais de ce pas me coucher et je m'y remettrai plus tard, quand je serai reposé, tout ce que je cherche sont des avis préliminaires et des critiques acerbes et constructives pour me permettre de l'améliorer au maximum.
J'adore les personnages que je développe dans NARC, Wynn et Friedrick, (notamment Wynn, en fait) et je veux leur offrir un univers littéraire parfait où s'épanouir. Que ça leur serve de béquille tant que je n'arrive pas à les dessiner.

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Justbazz
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MessageSujet: Re: NARC - Partie III [En cours] [Critique demandée !]   Ven 14 Oct - 20:27

Je crois que mon problème principal c'est que, contrairement à tes autres nouvelles, cette fois j'ai rien ressenti en lisant. Je trouve que l'idée de la grande brèche (hyper voyante apparemment) dans le mur est mauvaise de base..."y-aura-t-il un piège ou pas?" non puisque tu écris que les dealers sont complétement cons et incompétents et ça dès le 2e paragraphe. C'est pour ça que j'ai pas trop compris l'espèce de 'moment suspens' dans le 3e paragraphe (si c'en était vraiment un..mh?), un truc qui m'a fait froncer les sourcils, quand t'as écris "pourquoi ne pas la garder ? Ou au moins la piéger ?" bhen parce que tu l'as dis plus haut  "ils n'ont soit aucun instinct de survie, soit autant d'expérience dans les activités illicites que dans la maîtrise du coupé-décalé." (d'ailleurs si c'était une tentative d'humour, elle est pas top top)
Voilà, à part ça j'ai vraiment envie de lire la suite, étant donné que tu me l'as racontée et que je la trouve beaucoup plus intéressante, je suis certaine que ça ira mieux.
Tu pourrais peut-être continuer en laissant le début comme il est, et le modifier après avoir écrit la fin ou au moins le milieu.
PS1 : un truc sans importance qui m'a fait froncer les sourcils aussi c'est le "Et c'est précisément là où il se dirige : les ruines" suivit de, 3 lignes plus tard, "Et c'est précisément ce qu'il est venu chercher : des tête à couper", perso quand j'ai lu, j'ai vraiment trouvé cette répétition pas jolie du tout mais comme j'ai dit, c'est vraiment pas très important.
PS2 :T'as écrit glonfer à la fin du texte

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Dernière édition par Justbazz le Ven 14 Oct - 22:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NARC - Partie III [En cours] [Critique demandée !]   Ven 14 Oct - 21:52

Je suis un peu d’acore avec Justbazzou et si quelques erreurs viennent se glisser dans ton texte tu me surprend toujours autant, chaque fois que je lis l'un de tes textes j'arrive parfaitement à visualiser la scène.
Et je pense que ce qui fait que l'on ne ressent pas autant ton histoire, c'est qu'elles est trop statique. Tu met en place une ambiance d'infiltration et ton personnage reste très statique, ce n'est pas ce que l'on pourrait attendre venant d'un tel personnage.
Brefouille brefouille, encore une histoire qui me donne envie de connaitre la suite !

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Saad
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MessageSujet: Re: NARC - Partie III [En cours] [Critique demandée !]   Ven 14 Oct - 23:12

Un véhicule d'un rouge délavé fonce à travers les rues, dans la pénombre d'un soir désert, traversant la ville à vive allure... A son bord, une silhouette fantômatique, être de cuir et de fer, inspectant les allées de son regard d'acier, main sur le volant et l'autre sur son PDA, faisant office de GPS. Son itinéraire est tout tracé, il n'est pas sorti pour se ballader... Mais pour couper des têtes.
Les yeux toujours braqués sur la route, il ouvre sa boîte à gants, et la fouille sans la regarder.
Une masse de métal et de bois en émerge... Un Berretta 19fs. Une arme robuste, fiable, iconique, dont il maîtrise à la perfection le maniement.
Tireur d'élite sans sniper, il pose le doigt sur la détente, et se saisit du percuteur, qu'il tire en arrière dans un cliquetis métallique malveillant. Tch-CLAK ! S'écrie l'arme avide, trop longtemps délaissée.
Ouvrant son épais et large trench-coat de cuir craquelé, contrôlant le volant du genou, il range l'arme dans un holster soigneusement dissimulé.
L'ennemi n'ira pas bien loin, la moindre résistance sera écrasée sans la plus infime pitiée, et la moindre contestation sera réprimée par le plus violent et le plus terrifiant des feux : Celui des armes.

La voiture traverse les rues à une centaine de kilomètres à l'heure, au mépris de toute législation, de tout code, tacot au moteur vrombissant et toussant, claquant sous le poids des âges et de l'antique mécanique, le diesel se déversant dans le carburateur et explosant pour faire tourner la machine.
Sans plaque d'immatriculation ni signe distinctif, le véhicule est de pure sobriétée, l'efficacité dans la machine... Comme dans l'homme. Comme dans l'âme.
Ce n'est pas un feu vindicateur qui brûle dans ses yeux, ce n'est pas le brasier ardent d'un enfer sadique et mortel, ni les flammes dévorantes de la vengeance... Au fond de son regard ne demeure qu'un froid glacial et funeste, un regard terrifiant, l'humanité, la compassion, l'émotion absente de ces pupilles constamment rétractées. Son masque est de fer, son cœur l'est tout autant. Une âme mécanique arme un bras solide et immuable.

Les lieux changent à mesure qu'il progresse, ce qui fut glorieux se fait délabré, les bâtiments se font sauvages, incivils, les murs hauts et entretenus de la riche ville laissent place à des bâtisses aux parois rustres et craquelées, leur peau de plâtre et de crépis se couvrant de peintures de guerre : tags en tous genres, insultes et menaces, une centaine de centaines de réclamations de territoire, comme une multitude de drapeaux dressés sur une colline, drapeaux peints à la bombe, les noms barbares, l'orthographe approximative, mêlant verlan et langage de la rue.
Paradoxalement, dans cet urbain aux allures de jungle, les êtres vivants se mettent à apparaître. Et quels êtres.
L'antique voiture est dévisagée par une multitude d'yeux gonflés et hagards, aveuglés par les substances toxiques courant dans leur sang, dévorant leur organisme, et sûrement leur vie. La terrifiante humanité presse son odieux visage au dehors des vitres. Il ne la regarde pas.
A quoi bon ?
Un de ces jours il aura à les tuer, eux aussi. Ou peut-être laissera t-il ce loisir à la garde urbaine, lorsqu'il aura quitté cette ville, parti combattre le crime, la débauche et la corruption dans une autre cité à l'apparence soignée, solennelle et avant-gardiste, et aux bas-fonds pourris, délaissés, rongés par les mauvais traitements et rongeant le peu de civilisation que leurs voisins nantis leur laissent, comme des chiens squelettiques et maigres grignotant les restes d'un succulent repas, un trop maigre met qui ne fera que retarder leur déchéance.
Ici on ne se nourrit pas des idéaux, de la culture, de la science. On survit par les armes, les muscles roulant et les combines pouries, on tâche de faire sa route en essayant de ne croiser celle de personne, car les regards sont aussi dangereux qu'une lame, les sourires sont armés de poignards, et les mains de surins.

Dans le vacarme distant des disputes conjugales, des règlements de compte et des plaintes incessantes de âmes avinées et droguées, dans la maigre foule de punks, de prostituées et de dealers, la voiture avance, inexorable, et finit par distancer la jungle et sa loi, qui n'est plus celle du code civil, mais bien celle de la rue.

Il est temps maintenant de trouver un nouveau cimetière. Après les tombes de l'humanité, celles de l'industrie.
Le moteur s'arrête devant un vieil entrepôt, sa portière s'ouvre et claque, et une ombre émerge d'une carcasse de tôle rouge, avançant d'un pas assuré, tête baissée, rentrée dans les épaules, la démarche d'un homme sorti pour tuer.
Sa main glisse dans son long manteau de cuir, en extirpant de engin de mort. L'Inquisiteur est en chasse.

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MessageSujet: Re: NARC - Partie III [En cours] [Critique demandée !]   Ven 14 Oct - 23:26

Pas mal, force descriptions. peut être un peu trop, même.
c'est très long à mettre en place et je ne pense pas que tout ce qui est dit soit utile.
Mais certains passages mon marqués, comme "une multitude d'yeux gonflés et hagards, aveuglés par les substances toxiques courant dans leur sang, dévorant leur organisme, et sûrement leur vie".
Paradoxalement tu en rajoute beaucoup mais certains trucs son très pertinent.
Après faut voir ce que ça donne avec la suite :D .

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MessageSujet: Re: NARC - Partie III [En cours] [Critique demandée !]   

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