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 Exploration d'Autyre.

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Saad
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MessageSujet: Re: Exploration d'Autyre.   Dim 11 Sep - 23:28

Bonne question, effectivement ! On peut dire que niveau technologie c'est assez diversifié, mais je te ferai un topic spécialement là dessus !

Je sais que ces topics sont un peu morts en ce moment, mais j'ai mis les bouchées doubles sur le dessin ces derniers temps, donc j'm'y remets dès la semaine prochaine.
Pour les Wulfgars j'avais fait un post mais il était pourri, donc je le referai et je rajouterai des éléments.

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MessageSujet: Re: Exploration d'Autyre.   Ven 14 Oct - 21:31

Bon, du coup je me réveil, et dans le même élan je dépoussière ce topique qui, il faut le dire, se fait vieux. J’attends toujours les poti Wulfgars.
Puis, avec ta permission bien sur, j'aimerais réaliser un truc sur la cité que tu décris lors de l'exploration de grottes.
Voilà voilà, je me ré-envole vairs l'un de tes autres postes XP

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Saad
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MessageSujet: Re: Exploration d'Autyre.   Dim 12 Fév - 15:26

« Le peuple Wulfgar n'est pas d'un seul tenant. On ne peut l'analyser d'une traite, relier chaque événement de leur histoire entre eux... Le principe même de causalité s'effondre quelque fois sous les coups des détours historiques, des événements imprévus et imprévisibles, des retours brutaux et des changements profonds et rapides de leur culture.
C'est un peuple aux multiples facettes, et il est ardu d'en donner une définition précise... Cependant nous nous y essayerons au travers de nos épopées littéraires, pour en fin de partie, pouvoir dessiner des aspects singuliers et marquants du peuple Wulfgar, et en donner, si ce n'est pas une, plusieurs définitions. »
- Wulfgars, Tome Premier, Dhasshan Mirault, métisse elfe noir, scribe et auteur de la guilde des archivistes.

« Les anciennes rancoeurs sont toujours d'actualité, et je me rends compte, déçu, que mes frères sont voient toujours ce peuple comme les barbares que nous avons combattu il y a de cela des siècles.
Bien sûr, tous n'ont pas abandonné leur culture bestiale et primitive, et je dirai même que ceux l'ayant fait sont en relative minorité, mais il est stupide de considérer ces hommes comme des bêtes, ils ne sont pas tous ainsi. J'ai eu les multiples occasions et plaisirs de visiter les cités-états de la Bande, notamment l'éternelle Lomoyis et la somptueuse Sol'Tharon, j'y ai vu nombre de wulfgars porter vêtements raffinés et manier la langue comme le fleuret, débattre et philosopher. Le peuple Wulfgar est précisément ce qu'il est : un peuple. Un peuple nuancé, un peuple qui, s'il a encore un pied dans les anciennes traditions et dans l'archaïsme culturel, se démarque et tente de sortir de son état primitif. »
- Lehem Armayel , ex-diplomate sylvestre.

« Nous faisons grand cas de notre évolution au cours des âges, mais permettez-moi d'en rire, et jaune. Nous n'avons pas changé une once de nos traditions, de nos croyances, les nains sont les pires à ce jeu là, et si nous louons la tendance des humains à se renouveler, ils sont là encore battus par un nombre incalculable de peuples considérés comme « mineurs », mais qui méritent amplement notre admiration et dont nous nécessitons âprement les conseils.
Parmi ceux-là je citerai les Wulfgars, qui, en un siècle, sont sortis des bois où s'abritaient leurs meutes, ont lâché leurs lances à tête de pierre et abandonné leurs armures d'écorce, ont interagi avec les autres peuples, découvert de nouvelles cultures et courants de pensée et les ont fait leur. Ils ont très littéralement fondu les inspirations de l'extérieur dans leurs traditions pour donner, en bonne métaphore naine -le sang prévaudra quoi qu'on fasse-, un alliage extrêmement souple et complexe, un métal encore en construction qui forme aujourd'hui un des peuples les plus admirablement curieux et intéressant qui puisse exister, et si mon admiration se porte toujours sur les peuplades faunes, orcs et insectes, je reconnaît avec une grande satisfaction que les Wulfgars nous ont dépassé en tous points, et que leur jeunesse est leur force. Ce peuple enfant a encore tout à apprendre, et évolue à une vitesse considérable. Ils n'ont ni royaume, ni gouvernement, ils errent et cherchent foyer -certains l'ont d'ailleurs trouvé chez les étrangers assez ouverts d'esprit pour les accueillir-, touchent à tout artisanat et aux métiers de guerre, s'intègrent et développent, au travers des autres peuples, une identité propre au leur, et si beaucoup sont encore à l'état « sauvage » -ce mot est encore à déprécier, car rien dans les Wulfgars n'est sauvage si ce n'est leur apparence, sujette à tous les préjugés idiots et ignares du monde- ils s'en sont émancipé et cherchent ardemment leur place dans un monde qui tantôt les bénit, tantôt les rejette. Evidemment, nous sommes du second côté de la balance, tapis dans nos montagnes comme sous une pile d'ignorance, et si nous sommes les meilleurs des mineurs, c'est la pioche de la curiosité qui nous manque pour creuser les secrets du monde. »
- L'Arrogance de nos Pères, Heigmar Sans-Fond.

« Certains que je ne citerai pas, des puits sans fond d'ignorance, louent l'intégration des wulfgars aux sociétés qui avoisinent les territoires de leurs semblables. On les présente comme des exemples de sociabilisation et d'entente entre les peuples, mais la réalité est à nuancer avec force : L'intégration des Wulfgars en un temps si court est à imputer à leurs redoutables qualités de mercenaires et de chasseurs de primes : leur force physique et leur endurance en font de puissants combattants, et leurs sens aiguisés, leur expérience de la traque font d'eux d'excellents pisteurs. Ils ont pu s'intégrer car ces qualités font d'eux des chasseurs de brigands et de voleurs, chose que l'on loue aussitôt et qu'on impute à une admirable grandeur d'âme. Il n'en est rien, et les wulfgars eux-mêmes réfutent ces qualités qu'on leur prête : il ne s'agit que d'un matériel physionomique et naturel, une prédisposition à la traque, que ce soit des animaux ou des bandits en cavale. »
- Encyclopédie des Races Bestiales, Anglen Ruthemont, historien et docteur zoologiste.

« On essuie encore des attaques de ces créatures, alors qu'ils fassent copain-copain avec l'aristocratie dans les grandes villes, je m'en tamponne le coquillard. Moi tant que je verrai mes potes éventrés par ces monstres, je ne changerai pas d'avis sur eux : C'est de sales bêtes, des créatures de malheur, pas meilleures que les loups auxquels elles ressemblent, des bouffeurs de bétails, mais pas seulement : d'hommes. Ouais, vous m'avez bien entendu : d'hommes. Des saloperies qui vous saignent et vous bouffent, moi je cherche pas à comprendre, si je les accueille c'est à l'arbalète, un point c'est tout. »
- Témoignage d'un milicien dans le royaume de Lormek, recueilli par Ulfhughen von Tarss.

« Leur force est à louer, c'est la seule chose que l'on puisse leur offrir en qualité. Je ne parle pas de force brute, mais de force de combat. Ces monstres sont vraiment des loups, ça ne fait aucun doute : Ils vous tournent autour, vous mordent, vous affaiblissent, attendent le moment propice et frappent toujours le plus faible en premier. Ils ont des instincts de chasseur : ils savent analyser une situation, ils savent qui frapper, comme frapper, ils savent quoi faire pour tuer un homme et comment faire pour l'affaiblir, ils savent comment se battre, ça c'est clair. Même avec un équipement rudimentaire, un wulfgar peut vous saigner, la moindre seconde d'inattention et votre jugulaire y passe. Mais ce sont des animaux, on peut les tromper. Face à des bêtes, il n'y a qu'une chose à faire : être un homme, c'est ça qui vous permettra de les vaincre. Utilisez ce qu'ils n'ont pas : une tête en état de marche. »
- Témoignage d'un chasseur de sorcières de Tuldun,  recueilli par un membre anonyme de la guilde des archivistes.

« Je suis parvenu à m'approcher du campement Wulfgar.
Le musc a fait son effet : ils sont incapables de me sentir, et je peux rester caché.

J'ai observé quelques heures leur tribu et leurs pratiques. Leur culte semble être un mélange d'adoration satanique et de chamanisme.
On note : Un autel de bois, d'os et de peaux, surmontés d'un gigantesque crâne de bouc. Il doit faire plusieurs mètres de long, au moins trois.

Rapide inspection à la longue-vue : Le crâne est d'un seul tenant, et en os, ce n'est pas une sculpture. Aucun rapport ne mentionne des créatures aussi gigantesques, il faudra relancer des expéditions.

Il n'y a pas de maître de culte, les Wulfgars se relaient à l'autel et l'entretiennent. Pas de prières, mais j'ai remarqué de nombreuses taches de sang. Des sacrifices rituels ? Animaux, ou d'autres Wulfgars ? Humains peut-être.

Peu ou pas d'organisation militaire. Leurs vétérans sont marqués de cicatrices, balafres. Trop nettes pour être faites en combat, sûrement des scarifications honorifiques.
Je n'ai pas trouvé le chef de clan, mais on comprend tout de suite qui sont les meneurs : ils sont bien plus menaçant.
Pourtant je doute qu'une mission d'exécution ne déstabilise fondamentalement leur société :
Les Wulfgars semblent parfaitement indépendants les uns des autres. Leur stratégie pourrait effectivement en pâtir, mais pas au point de nous garantir la victoire. »
- Rapport de mission d'une Aile Bleue du 7ème corps Expéditionnaire de Masen, amené à la Guilde des Archivistes par un vétéran retraité.

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Saad
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MessageSujet: Les Nains des Mines   Ven 17 Fév - 10:39

« Nous n'avons pas besoin de sortir de nos montagnes. Le monde extérieur ne nous comprend pas, il ne comprend pas nos traditions et nos valeurs, et ne les comprendra sûrement jamais. Certains félons nous ont abandonnés, ils ont fui lorsque le danger menaçait d'annihiler notre civilisation. Qu'ils ne reviennent pas implorer notre pardon, ils ne l'obtiendront pas. Nous avons survécu, en sous-nombre, nos camarades tombant autour de nous, nos maisons détruites par l'inexorable vague. Nos amis, nos guerriers sont morts sous les coups de l'ennemi, mais nous avons vaincu.
Nous avons marché sur les cadavres de nos pères, de nos frères et de nos enfants pour repartir au combat, car tel était notre devoir : protéger notre race, protéger la vie de ceux auxquels nous tenions.
Que le monde entier nous insulte, qu'il prenne notre silence comme un affront... Nous avons toujours vécu et survécu seuls. Nous sommes seuls.
Nous n'avons besoin de personne, nous n'avons pas besoin de nous étendre. Nous ne demandons rien au monde extérieur, alors qu'il ne nous demande rien en retour... Qu'il nous laisse être ce que nous sommes : Des Nains. »
- Extrait de la Lettre aux Archivistes, Roi Thuraz du Gouffre d'Ankmar.

« Les nains des mines ont une civilisation difficile à cerner, et à connaître. Non pas à cause de leur incroyable diversité de cultes, comme les humains, d'interprétations de leur propre histoire, comme les orcs, des différences de langage et des pratiques fondamentalement différentes, comme les elfes, mais parce que la plupart des royaumes nains -Les Konungraüm- mènent une politique isolationniste touchant presque au fanatisme : il est par exemple interdit, dans beaucoup de royaumes nains, de passer les portes du royaume. Il s'agit d'une règle absolue, inscrite dans leurs textes de lois les plus anciens, et qui a perduré à travers les âges. Elle ne souffre que quelques exceptions : soldats, colons et marchands seuls sont autorisés à quitter les tréfonds de la montagne où ils sont nés. Ce qui, bien sûr, pose de nombreux problèmes pour qui tente de connaître ces peuples, mais pas seulement : La politique isolationniste des Nains implique une tension presque palpable entre le peuple des mines et leurs homologues des montagnes. Une tension contagieuse, puisque tout allié des Nains des Montagnes, pensons à l'Union de Firderan, et, à moindre mesure, le Royaume d'Esterav, se retrouve en froid avec ces peuples dont on ne peut qu'estimer -et redouter- la terrifiante puissance martiale.. »
- Alad'Ivan (le peuple de la pierre), Naïm Os'Ziman.

« Lorsque ce grand cataclysme nous a frappé, notre peuple s'est divisé : Certains pensaient qu'il était temps de quitter les mines dans lesquelles nous avions grandi, de trouver un nouveau « chez nous », d'abandonner notre passé, nos cultes, notre Forge, et de se lancer dans l'inconnu.
L'avenir leur a offert des terres à revendiquer, à appeler « leur maison ». Soit, grand bien leur fasse.
Pourtant la majorité d'entre nous a refusé de céder, à refusé de fuir face à l'ennemi. Et nous avons souffert... Mais nous avons triomphé, car nos corps sont à l'image de nos esprits : robustes et inébranlables. »
- Les Souvenirs des Mines, Dukhrim l'Ancien, historien des mines.

« La Forge tient grande place dans la société naine... Et nous ne parlons pas là de l'artisanat que pratique le forgeron, nous parlons d'un phénomène surnaturel, inexpliqué et sûrement inexplicable : La Forge est une gigantesque coulée de métal en fusion qui semble être présente partout là les nains des mines se sont installés. Ledit métal n'est trouvé nulle part ailleurs, et ne semble avoir aucune source, il ne provient d'aucun filon, et même si c'était le cas cela n'expliquerait pas pourquoi il est en fusion, puisqu'une fois travaillé il présente une résistance à la chaleur absolument inédite.
Cette Forge, centrale pour les cultes nains, est la base de leur civilisation, de leur culture, de leurs cultes, et de leur industrie. »
- Les Artistes du Métal, Irridim Antmer, physicien spécialisé en métallurgie, Firderan.

« Nous sommes les fils de la Forge ! Nous sommes les fils du Métal, du Feu et de la Pierre !
Nos peaux sont d'airains, nos os sont d'acier, notre chair est de roche et notre sang est de lave ! Entendez notre souffle guerrier, nos hurlements sont les martellements de nos maillets sur l'enclume de la guerre ! »
- Extrait du discours du Général Klangkarm à la bataille du Ravin de la Pointe

« Notons l'événement majeur de l'histoire Naine et qui, en ce qui concerne les historiens du monde entier, marque même son début, puisque rien ne lui précède en ce qui concerne l'histoire écrite de la race Naine : le grand cataclysme. Ou, la catastrophe. Ou l'invasion. Ou la rupture.
Tant de noms différents pour un même phénomène, phénomène d'une telle ampleur qu'il a bien failli détruire totalement la race naine. Le consensus des historiens s'accorde à l'appeler la Scission, bien que cette dénomination semble mettre en avant les dégâts sociaux de cet incident, alors qu'il semble en comporter de multiples autres formes.
Tout d'abord, avant de parler de l'aspect destructeur de cette catastrophe, tentons de clarifier sa nature... La Scission fait suite à une invasion de grande ampleur, un fiasco politique et militaire, une menace si brutale et insoupçonnée que nul nain ne s'y était préparé.
Beaucoup de témoignages et de récits font cas de monstres fous de rages, crachés par les tréfonds de la terre pour massacrer la race naine, mais les descriptions, encore une fois très vagues, ne semblent pas éclaircir le mystère de leurs origines.
Toujours est-il que la race naine fut suffisamment mise en danger pour qu'un pan entier de sa population quitte le royaume des montagnes pour fuir leur défaite imminente... Qui, par la détermination -et sûrement l'énergie du désespoir- des derniers défenseurs, parvient à repousser l'assaut, tandis que les nains exilés, qui deviendront les nains des montagnes -par opposition aux survivants de l'assaut, qui deviendront les nains des mines- découvrirent la Rune, d'une puissance telle qu'elle guida les vagabonds sans terres, et leur permit de survivre aux rigueurs de l'hiver auquel ils furent pour la première fois confronté.  »
- Brève Histoire du Peuple Nain, multiples auteurs de la guilde des Archivistes.

« Les écrits, une fois recoupés, semblent indiquer un nouveau facteur clé... La Rune.
Si la plupart des versions de l'histoire Naine s'accorde à dire que la Rune a guidé les nains fuyant les montagnes, on en conclut souvent que c'est à ce moment précis que la Rune est apparue, comme un cadeau divin. Or, le fruit de mes recherches montre qu'il n'en est rien : la Rune a été « découverte » dans les montagnes naines, et sa découverte a même précédé l'invasion. Ce qui semble amener une nouvelle vision du cataclysme... Et si l'invasion n'était autre qu'une dissension religieuse et culturelle, qui déboucha sur une guerre civile ? »
- Suspicions et Doutes Historiques : La démarche d'investigation d'un historien à la recherche de la vérité et à l'encontre des principes et faits acceptés de par la majorité. (souvent abrégé : Suspicions et Doutes), Skvaz'arl, homme-lézard, enquêteur, espion retraité et historien.

« La Forge nous offre son sang, nous devons lui offrir le notre.
Et que l'indigne, l'indigne du juste sacrifice, soit maudit. Mais que soient bénis ceux auxquels elle apporte la vie, car en eux ils portent l'Âme de la Forge. Leurs corps de métal sont l'armure qu'elle leur offre, et à leur sang elle mêle le sien. Honorez les Âmes de la Forge, car ils ont dévoué leur vie à son art, et, part son art, à sa gloire. »
- Livre de la Forge, peuple nain des mines.

« La Forge seule ne peut pas expliquer la performance à la guerre des Nains. Leur tradition militaire est profondément ancrée dans leur culture, et pour cause : seule la caste guerrière demeura dans les mines lors du cataclysme, ce furent les castes les plus laborieuses qui s'en échappèrent, trouvant peut-être dans l'invasion une chance de se libérer du joug de leurs maîtres.
Ainsi, les nains nés de la caste guerrière sont arrachés à leurs parents dès leur plus jeune âge, et entraînés au combat dans la plus stricte des traditions martiale, ce qui fait d'eux des guerriers endurcis, disciplinés et meurtriers. Leur nom leur est également caché, jusqu'à leur majorité, et le surnom donné par l'armée devient bien souvent celui auquel ils répondent. Le but de cette manœuvre est très clair : Une fois l'âge de la rébellion passé, et quand vient celui de la raison, ils peuvent retourner auprès de leurs géniteurs... Mais la plupart, les rencontrant, refusent de s'unir avec leurs familles, ne connaissant que la guerre et l'art de la guerre.
Cette pratique peut sembler inhumaine, briser la vie et la raison d'un homme pour en faire un tas de muscles et d'acier ne répondant qu'aux seuls ordres de son maître, mais c'est une tradition, et même un fondement absolu de la société naine. Le système de valeurs des nains n'est pas le même que celui des humains, ou des elfes, ou des orcs, et on pourrait même dire qu'elle dépend entièrement de la caste dans laquelle l'enfant naît, ce qui provoque des dissensions et des incompréhensions entre les nains des mines, un guerrier ne comprenant pas le système de pensée d'un mineur, et le mineur ne comprenant pas le système de pensée de l'ouvrier. Si certains royaumes ont su harmoniser les pratiques et faire de leur société une mécanique huilée où chaque pièce est essentielle, la plupart restent sur les bases des systèmes inégalitaires précédents la scission, et les troubles internes n'aident en rien à l'ouverture au monde, qui est souvent pointé du doigt par les dirigeants comme les véritables ennemis, quand ce ne sont pas tout simplement les nains des montagnes. »
- Armées et Peuples, Eduard Salvinde, Sol'Tharon.

« Les nains sont un peuple d'une puissance martiale absolument redoutable.
Partons de plusieurs constats : leur équipement est le meilleur au monde. Je vous invite à lire la Fable d'Hurummin, qui met en scène un combat entre un ogre et un nain durant un tournoi. L'ogre, armé de sa grande hache, avait pulvérisé chacun de ses adversaires, quand vint le nain des mines.
La fable dit que l'ogre fut vaincu par le nain, mais, qu'en retour, celui-ci mourut de ses blessures. Quand on ôta le casque du nain, on se rendit compte que ne restait à l'intérieur de l'armure, absolument intacte, que de la bouillie de chair et d'os. Certes, la fable est exagérée, mais elle rend bien compte de la solidité absolument phénoménale des équipements produits par les forgerons nains, une solidité telle que, et cette fois-ci il s'agit d'une véritable anecdote : même un maillet ne peut briser un heaume nain, la tête du marteau volera en éclat plutôt que de, ne serait-ce que cabosser le casque.
Ensuite, l'entraînement intense de leurs guerriers rivalise, et dépasse même ceux des guerriers de Nantris. Formés depuis leur plus jeune âge aux arts de la guerre, les nains font preuve d'une souplesse et d'une rapidité absolument phénoménale, compte tenu de leur carrure et du poids exorbitant de leurs armures. Prenons l'exemple des Chasseurs de Géants, les Thork'Shengel : Un nain, avec une armure pesant plus de cent-soixante livres, et armé de deux bardiches mesurant chacune deux mètres au bas mot, est capable de bondir à la hauteur astronomique de quatre mètres de haut, et de courir à pleine vitesse, à une allure stupéfiante, sur une période colossale. Certes, ces guerriers sont des exceptions, mais ils rendent bien compte de la puissance phénoménale de la caste martiale naine. »
- Rapport sur les Menaces à l'Etat, Trition Corvus, analyste stratégique et conseiller militaire à l'assemblée de Firderan. Rapport confidentiel apporté par un contributeur anonyme à la Guilde des Archivistes.

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MessageSujet: Les Corbeaux de Tuldun, Introduction: Corbeaux et Archivistes   Mar 14 Mar - 7:46

"Je crois que nous pouvons l'exprimer en ces termes : Tuldun ne nous aime pas.
Tuldun nous tient pour responsable des vols commis dans ses bibliothèques interdites, alors que nous condamnons fermement ces crimes qui dénaturent notre quête pour la connaissance et sa sauvegarde. Nous ne sommes pas des cambrioleurs, nous ne sommes pas des truands, nous sommes des Archivistes : nous ne pouvons refuser les donations, quelque en soient les auteurs pour la bonne et simple raison que la connaissance pure ne saurait souffrir de la main qui la tient. La science, le savoir, et la sagesse sont nos seuls mots d'ordre et nos seuls buts.
Tuldun nous tient pour responsable de ces actes, mais est-ce la véritable raison pour laquelle il semble nous en vouloir ?
Tuldun, nation martiale, nation de sciences, d'ingénierie, nation des Corbeaux, d'incultes et de manque drastique d'éducation. L'analphabétisme y fait des ravages, l'instruction y est inexistante, la population est arriérée, illettrée, et baigne dans les superstitions les plus crasseuses et les plus viles ; l'activité populaire la plus en vogue, et rappelons-le, reste la crémation de « sorcière » en place publique au petit matin.
Les Corbeaux de Tuldun nous accusent de propager la sorcellerie, la félonie, les arts noirs et autres exactions dont l'horreur ne saurait pâlir en comparaison des leurs, alors que tout ce que nous faisons, et j'insiste, est récupérer, restaurer, classer, archiver. Nous n'avons nul bord politique, nulle prétention belliqueuse, et si certains de nos collaborateurs sont des sorciers avérés, ils n'en sont pas moins des hommes de confiance qui pratiquent un art que Tuldun ne supporte pas, certes, mais qui pour autant n'en fait pas une abomination purement maléfique.
Le manque d'impartialité de Tuldun n'est cependant pas une surprise. Si l'idée de la purger des monstres qui un jour assombrirent ses contrées et l'existence de ses habitants est une idée louable et qui eut le mérite de proposer une solution concrète -le bûcher-, à un problème concret -la prolifération des messes noires, des sacrifices, des malédictions, des sortilèges, et cetera- ses débouchés sont maintenant une peur panique de n'importe quel Tuldenien, peur perpétrée par les élites au pouvoir qui abrutissent volontairement leur population, remplacent les précepteurs par des prêtres, les jeux par des piloris, et les valeurs par des frayeurs, tout ça dans le but d'en faire une masse laborieuse qui ne se souciera pas de sa misère car les loups-garous rôdent et qu'au final seuls les corbeaux qui les exploitent sont en mesure de les en protéger.
Tuldun ne nous aime pas car nous refusons l'obscurantisme, que nous refusons ses pratiques, ses machinations politiques aux conséquences désastreuses, que nous sommes à l'antipode de leur idéologie de peur constante installant un climat de méfiance et d'inhumanité, en bref : Nous ne soutenons pas Tuldun, et cela lui suffit à faire de nous ses ennemis.
Que Tuldun nous haïsse ne devrait ni nous étonner, ni nous effrayer. Nous soutenons la vérité, et celle-ci triomphe toujours... Tant qu'il y a des hommes pour la défendre."
- Dwalem Diviran, historien et diplomate gobelin de la guilde des Archiviste spécialisé dans les questions politiques, géopolitiques et sociales, discours devant l'assemblée de la guilde des Archivistes

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MessageSujet: L'Abysse et le Néant   Ven 17 Mar - 18:12

« Le Frêle Ancien, perclu de failles et de douleurs, cherchait la totalité, car le néant en lui grandissait.
Il effleura la surface de la perfection, et la fit sienne. Le néant aspira alors le tout, comblant les failles, l'odorante fumée d'une illusoire victoire l'emplit alors.
Il chercha à perpétuer son héritage, se coupa des Grands Anciens et sombra toujours plus profondément dans l'abîme de son âme terrifiée par l'imminence de la mort.
Alors pour la tromper, il se détruisit. Il expulsa le tout de son être, et laissa le néant le consumer, ne conservant que deux grandes mains, et deux grands yeux. Le premier œil contemplait le néant, le second contemplait le tout.
La première main prenait la glaise de l'être présent, et la seconde la glaise de l'être possible.
Alors, Bâtisseur, il façonna l'Être qu'il désirait, les argiles se mêlant pour créer l'Homoncule, l'être artificiel, l'être parfait.
Mais le Bâtisseur avait insufflé dans la glaise son propre néant, et vit, impuissant, les failles qui l'avaient un jour rongé fissurer la surface de l'Être. Alors celui-ci s'empara du tout, et combla le néant grandissant. Mais celui-ci était insatiable, et, ainsi naquit l'Avide Imperfection, le néant mêlé au tout, changeant constamment de forme pour réparer ses fissures, en rouvrant sans cesse d'autres. Affamé, l'Être détruisait dans sa recherche du Tout, consumait les créations des Grands Anciens. Ceux-là, alors, les plongèrent dans l'océan, les enfermant dans les abysses, lui et le bâtisseur, et jurèrent de les y garder prisonniers, dans les tréfonds où rien ne vit, où la lumière jamais ne pénètre, enfermant l'Être du Néant et l'Ancien du Néant dans le vide absolu. »
- Sous les Cieux Ancestraux, dernière partie : Le Fantasme de l'Absolu, Koryuin Shintokage, prêtre des anciens et prédicateur.

« Les Profondeurs des Abysses, domaines des êtres changeants.
Le Temple du Néant garde close l'affamée mâchoire du vide
Ses prêtres imparfaits convoitent la puissance.
Car ce qui élève leur esprit élève leurs corps.
Assis dans les Abîmes, ils fuient la mort.
Et trouvent refuge dans le plus profond des gouffres. »
- Ecritures primordiales, Obélisque de la Falaise de Craie, traduit par Sakah'Azriss.

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Saad
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MessageSujet: Les Hommes-Crabes   Ven 17 Mar - 18:18

« De nombreux rapports provenant des patrouilles côtières font état de grandes créatures, semblables à des crustacés bipèdes, anthropomorphes, semblant chasser les Aqualits.
Ces créatures varient en taille et en formes, mais les plus grands spécimens observés atteindraient les cinq mètres. Ces « Hommes Crabes », comme les appellent les locaux, ne semblent pas s'occuper des humains, et se concentrer uniquement sur les Aqualits, ce qui n'est pas pour déplaire aux habitants des côtes, qui subissent régulièrement les raids des hybrides ichtyens. En réponse à ces affirmations, le gouvernement de Masen a déployé de nouveaux contingents de Garde-Côtes, spécialement équipées contre les créatures, dépêchant des pièces d'artillerie légère pour palier à la stature herculéenne des « Hommes Crabes ». Volderan, elle, est plus confiante, et si elle a renforcé ses positions sur le littoral, elle reste à distance des créatures.»
- Créatures, Recherches et Explorations de Jolien du Castel explorateur et scientifique Lormekois, chapitre : Créatures Marines.

«Mettez-vous à ma place: vous êtes tranquille, en faction dans un petit bled paumé sur la côte, votre permission approche, et là on vous signale la présence d'une troupe d'Aqualits. Vous vous dites que ça va aller, c'est juste des poissons sur pattes un peu teigneux, une balle chacun et vous retournerez boire des coups sur la plage, à écouter le ressac. Et quand vous arrivez vous vous retrouvez devant un putain de bain de sang : les Aqualits sont en charpie, et au milieu du carnage vous voyez un colosse de 5 mètres de haut, avec un torse de crabe, des mains aussi grosses que vous, des pattes larges comme des bombardes et une tête de pieuvre, avec deux petits yeux jaunes qui vous regardent comme si vous veniez de buter sa famille à coups de pelle. L'appel du devoir, vous vous dites que si jamais vous faites rien il va s'en prendre aux villageois, alors vous commencez à tirer. Et là cette saloperie vous charge, et avant même que vous ayez pu comprendre ce qui vous arrive, il a arraché le torse d'un de vos potes d'un seul coup de griffe, explosé le ventre d'un autre d'un revers de la main... Les tirs ricochent sur sa carapace, les lames se brisent dessus, mêmes les grenades sont sans effet...  J'ai pris mes jambes à mon cou, pendant que les autres se faisaient tailler en pièces. Et j'ai aucune honte à avoir : ce truc nous auraient tous massacrés. Il l'a fait, d'ailleurs, je suis le seul à en avoir réchappé. C'est là que j'ai rencontré la peur. La vraie. La sensation d'impuissance totale alors que la mort s'abat tout autour de vous, et qu'un monstre que vous auriez même pas pu imaginer dans vos pires cauchemars écrase vos collègues comme des mouches. Ce monstre aurait pu déraciner un arbre d'une main, survivre à un tir de canon, détruire une maison d'un coup de poing... Et il a décidé de vous tuer. Qu'est-ce que vous voulez faire face à ça ? »
- Témoignage d'un patrouilleur costal de Masen, recueilli par Ulfughen von Tarss.

« Naturellement, les pattes de la créature sont imposantes, ce sont des véritables troncs. On remarque qu'elles sont relativement courtes par rapport au corps : l'humain a une proportion jambe/corps de 4/3, la bête est légèrement en dessous de 3/3. Ledit corps est séparé en deux parties : un imposant céphalothorax semblable à celui d'un crabe, d'où émergent deux bras à peine moins larges que les jambes, et un abdomen lui aussi pourvu d'une épaisse carapace. La tête n'est absolument pas protégée. Elle ressemble plus à une pieuvre avec de légers traits anthropomorphes. De cette distance, je ne saurais dire si son regard est humain, je ne compte pas m'approcher davantage.
L'articulation de la tête par rapport au corps est singulière, elle est renfoncée à l'intérieur du torse bombé, les épaules se situent légèrement au-dessus de la moyenne humaine. De plus, le céphalothorax est très large par rapport à la tête... On doit bien en compter 4 de largeur.
Quant à ses armes : très basiques, d'énormes mains, faisant environ la moitié de l'avant-bras, pourvu de doigts semblables à des pinces articulées. La carapace est hérissée de piquants, comme celle d'une araignée de mer.
Le combat est terminé, la créature n'est pas blessée, les Aqualits qu'elle chassait sont tous morts.
La créature ne semble pas chasser pour se nourrir : elle repart dans l'eau. »
- Rapport de surveillance des gardes-côtes de Volderan, fourni à la guilde des archivistes par les autorités locales.

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